Menton défend la suppression des aides à domicile pour personnes âgées
Menton défend la suppression des aides à domicile

Lors du conseil municipal de Menton du 30 juin 2026, Louis Sarkozy, chef de file du groupe d'opposition du Renouveau mentonnais, a dénoncé la suppression « brutale » des aides à domicile pour certaines personnes âgées. Selon lui, le centre communal d'action sociale (CCAS) a mis fin à ces aides « du jour au lendemain », sans préavis suffisant ni accompagnement vers des solutions alternatives, affectant des personnes « très âgées et particulièrement vulnérables ».

La majorité invoque une modification législative de 2023

La maire, Alexandra Masson, a plaidé non coupable, arguant qu'une modification législative de 2023 distingue désormais l'accompagnement à domicile des personnes dépendantes de l'aide ménagère. « Il faut se mettre dans les clous », a-t-elle déclaré, précisant que la mesure ne concerne que les bénéficiaires de l'aide ménagère dont les ressources dépassent le plafond du CCAS, soit 40 personnes sur l'ensemble des suivis. Elle a affirmé que des réunions explicatives et des rencontres ont été organisées, et que des dossiers vers des organismes privés ont été montés, permettant une déduction fiscale de 60 %.

L'opposition dénonce un manque de préavis

Louis Sarkozy a regretté que certains bénéficiaires aient reçu un message annonçant l'arrêt immédiat des services, les obligeant à se tourner vers des solutions privées coûteuses. « Ce n'est pas une raison pour retirer brutalement leurs services à une personne âgée isolée », a-t-il insisté. Catherine Alstadt, adjointe déléguée au social, a répondu que « les administrés n'ont pas été lâchés du jour au lendemain », expliquant que des critères de santé objectifs ont été appliqués pour prioriser les personnes nécessitant des soins à domicile.

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Roquebrune crée trois postes d'aide à domicile

Dans la commune voisine de Roquebrune, le CCAS a voté la création de trois postes d'aides au maintien à domicile. Le premier adjoint, Dominique Nicolaï, a justifié cette décision par le manque de places en Ehpad et les difficultés des familles. « Grâce à cette décision ambitieuse, plus de 20 personnes pourront bénéficier d'un accompagnement à domicile », a-t-il déclaré, évoquant un investissement de 150 000 euros d'argent public.

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