Le producteur Babs condamné à seize mois de prison ferme pour violences
Le producteur de Werenoi, Babiry Sacko dit Babs, a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel de Bobigny à seize mois de prison ferme. La justice a prononcé un mandat d'arrêt contre lui, tout en prenant acte de son absence et de celle de sa défense lors de l'audience.
Une peine sévère avec révocation partielle de sursis
Le producteur écope d'une peine totale de deux ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis. Le tribunal a également décidé de révoquer partiellement le sursis qui pesait sur lui au moment des faits, ce qui ajoute quatre mois supplémentaires à sa peine. Une amende de 10.000 euros a été prononcée en complément de cette condamnation.
Les violences subies par Fatima B. dans un bar à chicha
La victime, Fatima B., âgée de 35 ans, avait relaté avoir été agressée dans l'arrière-salle d'un bar à chicha de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le 22 mai aux alentours de 2 heures du matin. Elle avait désigné des membres de l'entourage professionnel du producteur ainsi que Babs lui-même comme responsables des violences.
Les coups portés au corps et au visage, ainsi que le traumatisme psychologique subi, lui ont valu sept jours d'incapacité totale de travail (ITT). Les blessures étaient suffisamment graves pour justifier cette incapacité médicale.
Contexte tendu après le décès du rappeur Werenoi
Le rappeur Werenoi, de son vrai nom Jérémy Bany Owona, est décédé à l'âge de 31 ans dans un hôpital parisien le 17 mai. Depuis cette tragédie, les proches de l'artiste se déchirent sur fond de conflits financiers persistants. La mère et une sœur de Werenoi avaient assisté aux précédentes audiences du procès, apportant leur soutien à Fatima B.
Des accusations de « magouilles » financières
Lors des débats judiciaires, Babs a maintes fois évoqué un « million d'euros envoyé à Jérémy pour qu'il achète un bien immobilier à Dubaï ». Il affirme réclamer et réclamera toujours la restitution de cette somme à Fatima B., tandis que celle-ci conteste fermement toute accusation de « magouille » portée contre elle.
Ces tensions financières semblent avoir exacerbé les relations entre les différentes parties, créant un climat propice aux conflits et aux violences. Le tribunal a donc pris une décision ferme pour sanctionner les actes de violence commis, indépendamment des querelles d'argent sous-jacentes.



