Un second tour inattendu
Le candidat de gauche, Pedro Castillo, a créé la surprise en se hissant au second tour de l'élection présidentielle péruvienne, où il affrontera la candidate de droite populiste, Keiko Fujimori. Ce duel inédit oppose deux visions radicalement différentes de l'avenir du pays.
Une campagne marquée par la pandémie
La campagne électorale s'est déroulée dans un contexte de crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19. Le Pérou a été l'un des pays les plus touchés au monde, avec un système de santé débordé et une économie en berne. Les électeurs ont exprimé leur mécontentement face à la gestion de la crise par le gouvernement sortant.
Pedro Castillo, enseignant et syndicaliste, a su capitaliser sur la colère des classes populaires et rurales. Il promet une refonte de la Constitution, une nationalisation des ressources naturelles et une augmentation des dépenses sociales. Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, incarne quant à elle la droite dure, avec un programme libéral sur le plan économique et autoritaire sur le plan sécuritaire.
Les enjeux du scrutin
Le second tour s'annonce serré. Les sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude. L'enjeu est de taille pour le Pérou, qui cherche à sortir de la crise tout en préservant sa démocratie. Les électeurs devront choisir entre un changement radical proposé par la gauche et un retour à l'ordre prôné par la droite.
La communauté internationale observe avec attention ce scrutin, qui pourrait avoir des répercussions sur l'équilibre politique en Amérique latine. Le Pérou, pays riche en ressources minières, est un acteur clé dans la région.
Les réactions
Les deux candidats ont appelé à l'unité nationale après l'annonce des résultats. Pedro Castillo a déclaré vouloir « construire un pays pour tous », tandis que Keiko Fujimori a promis de « défendre la démocratie et l'économie de marché ». Les prochains jours seront décisifs pour convaincre les électeurs indécis.



