Six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue vendredi après avoir déployé un drapeau palestinien au premier étage de la tour Eiffel, a appris samedi une source policière. Ces individus ont été interpellés pour « intrusion non autorisée dans un site classé et mise en danger de la vie d’autrui », a précisé cette même source.
Soutien à la cause palestinienne
Peu avant 17 heures, la police a été appelée pour des personnes exhibant un drapeau palestinien de 4 mètres sur 3 sur l’édifice emblématique de la capitale, après être montées sur le toit du restaurant « Madame » du 1er étage de la tour. Cette action, revendiquée par le mouvement Extinction Rebellion, visait à célébrer l’anniversaire de la Nakba, période durant laquelle plusieurs centaines de milliers de Palestiniens ont été chassés lors de la création de l’État d’Israël en 1948.
Les militants d’Extinction Rebellion ont été placés en garde à vue au commissariat du VIIe arrondissement de Paris. La députée européenne LFI Rima Hassan leur a apporté son soutien sur le réseau social X. « Hidalgo (l’ex-maire de Paris, NDLR) n’a pas eu de GAV (garde à vue, NDLR) pour avoir éclairé la tour Eiffel aux couleurs du drapeau israélien », a-t-elle écrit. De son côté, Extinction Rebellion a lancé, sur X, un appel au soutien des militants.
Cette action s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour du conflit israélo-palestinien. Les militants écologistes d’Extinction Rebellion justifient leur geste en affirmant qu’il n’y a pas de lutte écologique possible sans dénoncer les massacres en cours à Gaza. Ils ont également diffusé des images de leur action sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions contrastées.
Les six personnes interpellées encourent des peines pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende pour intrusion non autorisée dans un site classé. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l’action et les éventuelles complicités.



