Le tribunal correctionnel de Paris a refusé, mercredi 16 septembre, la demande de report de l'audience présentée par Carlos Ghosn, absent et resté au Liban. Le procès pour corruption et trafic d'influence, qui oppose l'ex-PDG de Renault-Nissan à l'ancienne ministre Rachida Dati, se déroule donc comme prévu, devant la 32e chambre, jusqu'au 28 septembre.
Une audience qui débute malgré l'absence de Carlos Ghosn
L'audience a débuté à 13 h 45, après le rejet de la requête en report. Carlos Ghosn, en fuite au Liban depuis 2019, est jugé en son absence. Il est poursuivi pour corruption active, trafic d'influence actif, abus de pouvoir et abus de confiance. Rachida Dati, arrivée quelques minutes avant l'ouverture, n'a fait aucun commentaire à la presse, saluant simplement les policiers présents à l'entrée de la salle d'audience.
L'ex-ministre de la Justice sous Nicolas Sarkozy et ancienne ministre de la Culture d'Emmanuel Macron comparaît pour corruption passive d'une personne investie d'un mandat électif au sein d'une organisation internationale, trafic d'influence passif et recel d'abus de pouvoirs et d'abus de confiance. Elle est actuellement maire du 7e arrondissement de Paris.
Un contrat de conseil de 900 000 euros au cœur du dossier
Le dossier porte sur un contrat signé entre Rachida Dati et Carlos Ghosn en octobre 2009, prévoyant des activités de conseils juridiques pour le compte de Renault-Nissan. Rachida Dati, élue au parlement européen en juin 2009, a perçu un total de 900 000 euros jusqu'en 2012 de la part de RNVB, une filiale néerlandaise du groupe Renault-Nissan. L'accusation doute toutefois du travail effectué par l'eurodéputée, y voyant plutôt une activité de lobbying.
Des peines encourues allant jusqu'à dix ans de prison
Rachida Dati et Carlos Ghosn encourent dix ans de prison, une lourde amende financière et, pour l'ex-ministre, une peine d'inéligibilité. Le procès est prévu sur six demi-journées, jusqu'au 28 septembre, devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris.



