Pompéi : l'éruption du Vésuve a bien eu lieu un 24 octobre
Pompéi : l'éruption du Vésuve a bien eu lieu un 24 octobre

Le 24 octobre 2026 marque le 1947e anniversaire de l'éruption du Vésuve qui a enseveli Pompéi sous des mètres de cendres, figeant la cité romaine dans son état antique. Cette datation, désormais établie, a longtemps fait débat : l'histoire a cru pendant des siècles que la catastrophe s'était produite en août, à cause d'une erreur de transcription commise au Moyen Âge.

Une lettre de Pline le Jeune à l'origine de l'erreur

Le principal témoignage sur ce drame provient d'une lettre de Pline le Jeune, neveu de Pline l'Ancien, qui décrit les événements avec force détails. Il évoque notamment « les gémissements des femmes, les cris des enfants, les hurlements des hommes ». Cette lettre, cruciale pour les historiens, mentionnait la date du 24 août, mais uniquement sur la copie médiévale qui est parvenue jusqu'à nous. Les copistes du Moyen Âge se sont vraisemblablement trompés dans la transcription, décalant la date originelle de deux mois.

Plusieurs indices avaient déjà semé le doute chez les chercheurs : la présence de fruits automnaux dans les vestiges, des amphores de vin scellées après les vendanges, ou encore des vêtements portés par les victimes, plus épais que des tenues estivales.

Une inscription au charbon scelle la date

En 2018, lors de nouvelles fouilles dans un lieu nommé « la maison au Jardin », les archéologues ont découvert une inscription au charbon datée du 16e jour avant les calendes de novembre, soit le 17 octobre. Le charbon s'effaçant très rapidement, cette note n'a pu être tracée que quelques jours avant l'éruption, confirmant ainsi que celle-ci s'est produite le 24 octobre 79.

Cette découverte a définitivement corrigé l'erreur historique transmise depuis le Moyen Âge. La ville de Pompéi, située près de Naples, reste aujourd'hui un site archéologique majeur, témoin figé de la catastrophe.

Pompéi, source d'inspiration contemporaine

Deux millénaires plus tard, Pompéi inspire toujours les artistes. C'est dans cette cité pétrifiée que se déroule « la Gradiva », premier film de Marine Atlan, qui suit le voyage d'une classe de terminale accompagnée de leur professeur de latin. Ce récit évoque des films comme « l'Esquive » ou « Entre les murs », et a été salué par la critique.

Le film, dont la sortie est attendue, s'inscrit dans une longue tradition de représentations artistiques de l'éruption, comme en témoigne la lithographie « L'Éruption du Vésuve » d'Alessandro Sanquirico, créée pour l'opéra « L'ultimo giorno di Pompei » de Giovanni Pacini.