Plainte pour escroquerie contre Wil Aime, réalisateur de « Who »
Plainte pour escroquerie contre Wil Aime

Une plainte pour escroquerie et abus de confiance a été déposée à Paris contre Wil Aime, connu pour ses courts métrages sur les réseaux sociaux et réalisateur du film « Who », sorti sur les grands écrans et sur Disney+. Plusieurs salariés se plaignent de ne pas avoir été payés ou de ne pas avoir reçu les montants espérés.

Le directeur artistique réclame 40 000 euros

Son directeur artistique, Armel Bibana, lui réclame 40 000 euros. Le créateur des costumes affirme n'avoir rien touché, près de quatre ans après la fin du tournage en 2022, malgré plusieurs relances. Il explique avoir été contraint de liquider son entreprise en raison des impayés.

Des témoignages accablants

Auprès du Parisien, Wil Aime défend « une production indépendante développée selon un modèle de financement très progressif particulièrement atypique, voire précaire ». Le film n'est sorti que quatre ans après la fin du tournage. Le réalisateur ne souhaite pas évoquer « la situation avec monsieur Bibana », celle-ci étant « traitée entre les conseils des parties ».

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D'autres témoignages anonymes de salariés, techniciens ou prestataires évoquent les contrats de confidentialité les empêchant de témoigner ouvertement des nombreux dysfonctionnements, voire de procédés illégaux. « Des paiements ont effectivement pu intervenir avec retard en raison du calendrier de financement et des disponibilités de trésorerie. Ces retards ne traduisent pas une volonté de ne pas honorer nos engagements », se défend le réalisateur.

Impact sur la réputation et l'industrie

Cette affaire jette une ombre sur la carrière de Wil Aime, qui a gagné une large audience grâce à ses vidéos virales. Les accusations d'impayés et de pratiques douteuses pourraient ternir son image auprès du public et des professionnels du cinéma. L'industrie cinématographique française, déjà fragilisée par les difficultés de financement, pourrait être affectée par ce type de scandale, qui met en lumière les risques liés aux productions indépendantes précaires.

Selon Le Parisien, la plainte a été déposée à Paris, mais aucune information supplémentaire n'a été fournie sur l'avancement de la procédure. Wil Aime, de son côté, semble vouloir minimiser l'ampleur du problème, évoquant des retards de paiement plutôt qu'une intention délibérée de ne pas payer. Cette affaire pourrait néanmoins avoir des conséquences juridiques et financières pour le réalisateur.

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