Des images tournées par une habitante du quartier Jean-Médecin à Nice, transmises à Nice-Matin via le compte TikTok du journal, montrent des individus en train de revendre des vêtements issus des pillages survenus lors de la manifestation du 17 octobre. Sur les vidéos, des personnes au visage masqué par des capuches ou des casquettes ouvrent des boîtes siglées Nike et échangent des billets de main à main, concluant des transactions. D'autres clichés, pris le même jour, montrent des individus courant, l'un portant un gros carton, un autre plusieurs boîtes à chaussures.
110 gardes à vue et des marchandises recherchées
Selon les éléments communiqués par le parquet de Nice, 114 personnes avaient été interpellées depuis le début des événements, les 17 et 18 octobre, sur le ressort du tribunal judiciaire de Nice. Parmi elles, 110 avaient été placées en garde à vue. Ces interpellations concernent des vols aggravés, des recels, des dégradations, des participations à des attroupements et des jets de projectiles contre les forces de l'ordre. Les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités individuelles, et le nombre total d'interpellations ne permet pas de déterminer combien de personnes sont spécifiquement impliquées dans les pillages.
Des stocks de sneakers et de vêtements retrouvés
Les opérations de contrôle se poursuivent dans la métropole niçoise. La gendarmerie a procédé à plusieurs interpellations dans les secteurs de Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Nice et La Trinité. Parmi les marchandises recherchées ou retrouvées figurent principalement des sneakers et des vêtements de sport, notamment de marque Lacoste. Certains lots, retrouvés soigneusement rangés sur des cintres, représentent des stocks importants. La valeur totale des biens dérobés n'a pas été établie.
Un bilan matériel conséquent et des condamnations
La préfecture des Alpes-Maritimes faisait état de 15 commerces dégradés dans son premier communiqué après la manifestation. Plusieurs grandes enseignes du centre-ville ont été touchées, notamment JD Sports, Micromania, Decathlon, Sephora, Bouygues Telecom et Free. Une douzaine de commerces ont été pillés. Au 20 octobre, les premières audiences ont donné lieu à des condamnations à des peines de prison ferme. D'autres procédures devaient se poursuivre dans les jours suivants, notamment pour les personnes mises en cause dans les vols et les recels aggravés.