Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé ce 15 juillet 2026 que près d'un millier de dossiers de pédocriminalité ont été identifiés comme prioritaires par les services de l'État, dans le cadre d'une opération de grande envergure visant à lutter contre les violences sexuelles commises sur des mineurs. Parallèlement, plus de 85 000 plaintes ont été recensées depuis le lancement de cette initiative.
Une opération inédite de grande ampleur
Cette annonce intervient alors que le gouvernement français intensifie ses efforts pour traiter les affaires de pédocriminalité, souvent complexes et longues à instruire. Selon les déclarations de Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse, les dossiers prioritaires concernent des cas où les suspects sont identifiés ou les faits particulièrement graves. L'objectif est de garantir une réponse judiciaire rapide et efficace.
Le ministre a précisé que ces 85 000 plaintes représentent un nombre considérable de victimes, dont beaucoup n'avaient pas encore été entendues. « C'est un signal fort envoyé aux victimes : nous les croyons, nous les protégeons et nous poursuivons leurs agresseurs », a-t-il déclaré.
Un dispositif renforcé
Pour mener à bien cette opération, les forces de l'ordre ont été dotées de moyens supplémentaires, notamment en termes d'enquêteurs spécialisés et d'outils numériques. Le plan d'action comprend également une meilleure coordination entre la police, la gendarmerie et la justice. Des cellules dédiées ont été mises en place dans chaque département pour traiter ces affaires.
Le garde des Sceaux, présent aux côtés de Darmanin, a souligné que le ministère de la Justice a alloué des ressources humaines et financières pour accélérer le jugement de ces dossiers. « Nous avons formé des magistrats référents et créé des pôles spécialisés dans les tribunaux », a-t-il indiqué.
Un appel à la libération de la parole
Cette annonce s'inscrit dans un contexte de prise de conscience sociétale croissante sur les violences sexuelles faites aux enfants. Le gouvernement encourage les victimes à porter plainte, même pour des faits anciens. Un numéro vert national a été renforcé pour accompagner les victimes et les orienter vers les services compétents.
Selon les chiffres communiqués, plus de 60 % des plaintes recensées concernent des faits de violences sexuelles intrafamiliales. Les enquêtes montrent que les agresseurs sont souvent des proches, ce qui rend la libération de la parole d'autant plus difficile.
Réactions et perspectives
Les associations de protection de l'enfance ont salué cette initiative mais appellent à ne pas relâcher les efforts. « C'est un bon début, mais il faut que cela se traduise par des condamnations effectives et un suivi des victimes sur le long terme », a commenté la présidente de l'association Enfance & Partage.
Le ministre de l'Intérieur a promis un suivi régulier de ces dossiers et une évaluation des résultats dans les mois à venir. « Notre objectif est de réduire le nombre de victimes et de garantir que chaque plainte soit prise au sérieux », a conclu Gérald Darmanin.



