Les résultats des analyses menées par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) sont tombés ce dimanche 19 juillet : les ossements retrouvés dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar. Ces nouvelles révélations ont entraîné une série de commentaires de la part des différentes parties prenantes du dossier.
Un résultat attendu mais douloureux
Les résultats sont formels : les ossements découverts jeudi 16 juillet dans un champ à Mailhoc, dans le Tarn, sont bien ceux de Delphine Jubillar, née Ausagguel, a-t-on appris ce dimanche. Ce résultat était attendu, Cédric Jubillar ayant de lui-même désigné aux enquêteurs le lieu dans lequel il aurait déposé le corps. Pour autant, il rend concret, et matérialisable, le meurtre de cette femme portée disparue le 16 décembre 2020.
Me Philippe Pressecq, avocat représentant Lolita, la cousine de Delphine, a déclaré à La Dépêche qu’il s’agissait d’un « jour important. On connaît désormais cet élément primordial qui nous manquait ». Les causes de la mort, néanmoins, restent inconnues.
Un ballet de réactions parmi les proches
Pour les proches des Jubillar, cette situation entraîne pêle-mêle des réactions. Le soulagement se mêle à la colère, à la tristesse, tant d’émotions livrées ces dernières heures sur les ondes et le Web. Tour d’horizon.
L’oncle et la tante de Delphine
Parmi les premiers à s’exprimer, l’avocat de l’oncle et de la tante de Delphine, Me Mourad Battikh, a évoqué un résultat « extrêmement triste et douloureux pour eux ». Contrairement au vœu de la défense de Cédric Jubillar, assurée par les Mes Pierre et Guy Debuisson, le couple espère que la découverte des ossements « ne change pas l’agenda […] Nous souhaitons que le procès se tienne en septembre ».
Le frère et la sœur de Delphine
Ils sont plusieurs à soulever que cette découverte permettra au moins d’offrir une sépulture à Delphine Jubillar. Chose que Cédric Jubillar avait souhaitée dernièrement, particulièrement pour ses deux fils, âgés de 6 et 11 ans. « Delphine pourra enfin avoir une sépulture et son frère et sa sœur espèrent qu’elle bénéficiera du respect et de la discrétion qui conviennent à la belle personne qu’elle était. Ils sont aussi attentifs aux suites que la justice réservera à cette avancée vers la vérité », a réagi le représentant de la fratrie, Me Laurent de Caunes, cité par La Dépêche. « Ils restent unis dans la douleur ».
Une amie de la victime
Me Pauline Rongier, choisie par Emy, une amie de la victime, évoque auprès de BFMTV « une nouvelle douleur », celle de découvrir que Cédric Jubillar « a décidé comme ça de se débarrasser (de sa femme, ndlr). On ne peut pas dire uniquement qu’il y a un soulagement ».
La cousine de Delphine
« Ma cliente est très choquée de voir dans quelles conditions le corps de sa cousine a été jeté comme une bête crevée dans un champ », a poursuivi auprès de La Dépêche Me Philippe Pressecq. « Cette façon de faire permet d’éluder toute idée de mort par imprudence ». Pour lui, peu de raisons expliqueraient un report du procès : « À ce stade, il (Cédric Jubillar) peut être jugé et condamné ».
Le procès en appel attendu en septembre
Pour l’heure, le nouveau procès de Cédric Jubillar est attendu le 21 septembre prochain. Le père de famille, ancien peintre plaquiste, avait fait appel après avoir été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion pour le meurtre de Delphine, 33 ans à l’époque. Ce, malgré l’absence d’aveux et de corps, mais sur fondement d’un faisceau d’indices concordants.



