Découverte d'ossements dans le Tarn : l'enquête Jubillar relancée
Ossements dans le Tarn : enquête Jubillar relancée

La découverte d'ossements humains dans le Tarn pourrait relancer l'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans qui n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Selon les informations de France Bleu Occitanie, confirmées par une source proche du dossier, des restes ont été mis au jour ce mercredi 16 juillet 2025 dans un secteur boisé de la commune de Saint-Juéry, à une dizaine de kilomètres du domicile familial.

Des analyses ADN en cours

Les ossements, qui comprennent un crâne et plusieurs os longs, ont été découverts par un promeneur qui a immédiatement alerté les gendarmes. Une équipe de la section de recherches de Toulouse et du groupe d'enquête spécialisé dans les disparitions a été dépêchée sur place. Le procureur de la République d'Albi, Dominique Alzeari, a confirmé l'ouverture d'une enquête pour « recherche des causes de la mort » et a précisé que des analyses ADN étaient en cours pour déterminer s'il s'agit bien de Delphine Jubillar. « Les résultats devraient être connus dans les prochains jours », a-t-il déclaré.

Cette découverte intervient alors que l'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar semblait au point mort. Son mari, Cédric Jubillar, a été mis en examen pour meurtre aggravé en juin 2021 et placé en détention provisoire. Il a toujours clamé son innocence. L'avocat de la famille Jubillar, Me Jean-Baptiste Alary, a indiqué que la famille était « dans l'attente et l'espoir que cette découverte puisse enfin apporter des réponses ». Il a ajouté : « Pour les familles et la justice, ça va avoir de l'importance dans le Tarn. »

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Un contexte de tensions

L'affaire Jubillar a suscité une forte émotion dans la région et au-delà. Delphine Jubillar, mère de deux enfants, avait disparu sans laisser de traces. Les recherches menées à l'époque n'avaient rien donné. La découverte d'ossements pourrait permettre de refermer l'enquête, mais aussi de lever les zones d'ombre qui persistent. Selon une source judiciaire, « si l'ADN confirme qu'il s'agit de Delphine, cela constituera une avancée majeure, mais il faudra encore déterminer les circonstances exactes de sa mort ».

Le parquet d'Albi a précisé que les ossements ont été transportés à l'institut médico-légal de Toulouse pour des expertises complémentaires. Les résultats des analyses ADN sont attendus sous 48 à 72 heures. En attendant, la zone de la découverte a été bouclée et des fouilles supplémentaires sont en cours pour retrouver d'éventuels autres ossements ou objets pouvant être liés à l'affaire.

Réactions des proches

Les parents de Delphine Jubillar, qui ont toujours espéré retrouver leur fille, ont été informés de la découverte. Leur avocat, Me Alary, a déclaré : « Ils sont dans l'angoisse, mais aussi dans l'espoir que cette fois, la vérité éclate. » De son côté, la défense de Cédric Jubillar n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat, attendant les résultats des analyses.

L'affaire Jubillar est l'une des plus médiatisées de ces dernières années dans le Sud-Ouest. La disparition de Delphine, sans aucune trace de violence ou de départ volontaire, avait rapidement orienté les soupçons vers son mari. Les enquêteurs avaient notamment relevé des incohérences dans son emploi du temps et des traces de sang dans le domicile conjugal. Cependant, l'absence de corps avait compliqué la procédure judiciaire.

Si l'identification est confirmée, cela pourrait permettre de clore le volet judiciaire et de rendre justice à Delphine Jubillar. Mais pour ses proches, le chemin est encore long. « Nous voulons savoir ce qui s'est passé cette nuit-là », a conclu Me Alary.

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