La nuit de samedi à dimanche a viré au cauchemar pour un groupe d'amis. Un homme de 27 ans a trouvé la mort dans les eaux du Rhône à Lyon, après avoir sauté dans le fleuve pour aller chercher un ballon de football tombé à l'eau. Les secours n'ont pas réussi à le ranimer.
Un plongeon fatal près du pont de la Guillotière
Les faits se sont déroulés vers 2 heures du matin, selon les informations du Progrès. Le jeune homme jouait au football avec une autre personne sur les quais du Rhône, au niveau du pont de la Guillotière. Au cours de la partie, le ballon est tombé dans le fleuve. Le joueur a sauté à l'eau pour le récupérer, mais il n'est pas parvenu à regagner le quai.
Le quotidien régional précise que l'homme a coulé à pic sous les yeux de son camarade de jeu. Les équipes de secours, alertées immédiatement, se sont rendues sur place. Après avoir repêché le corps, elles ont tenté de le réanimer. Malgré de longues minutes de massage cardiaque, les manœuvres ont échoué. Le décès a été constaté par les secours.
Les dangers du Rhône et des baignades sauvages
Ce drame rappelle, une nouvelle fois, la dangerosité du Rhône en traversée de la ville de Lyon. Le fleuve présente des courants puissants, des eaux froides et des fonds irréguliers, particulièrement au niveau des ponts. Il est formellement interdit de se baigner dans le Rhône et la Saône sur le territoire lyonnais, mais ces baignades sauvages se multiplient lors des périodes de forte chaleur.
Les autorités locales multiplient les campagnes de prévention, sans parvenir à endiguer le phénomène. En été, les pompiers interviennent régulièrement pour des noyades et des sauvetages dans les deux fleuves de la capitale des Gaules.
Un bilan de 925 noyades depuis le 1er mai
Le décompte national publié par Santé publique France donne la mesure du phénomène. Entre le 1er mai et le 24 juillet, 925 noyades ont été recensées dans l'Hexagone. Parmi elles, 274 ont été mortelles. Le rapport souligne que la grande majorité de ces accidents, mortels ou non, ont eu lieu lors de l'une des trois périodes de vigilance canicule. Ces épisodes correspondent à la moitié des jours de la période de surveillance.
En d'autres termes, la chaleur accentue le recours aux baignades dans les lieux non surveillés, et donc le risque de décès. Les victimes sont souvent des hommes jeunes, comme dans le drame lyonnais, mais aussi des enfants.
De nouvelles sanctions applicables dès ce dimanche
Pour tenter d'enrayer cette hausse, le gouvernement a décidé de durcir la répression. Un décret publié au Journal officiel renforce, depuis ce dimanche, les sanctions contre les baignades dans les zones interdites ou lorsque le drapeau rouge est hissé. Cette mesure vaut sur l'ensemble du territoire français.
Dans un communiqué commun, les préfectures de Paris et de la région Île-de-France expliquent que ce durcissement est lié à « l'augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de fortes chaleurs ». Les amendes encourues peuvent désormais être plus élevées, mais les autorités espèrent surtout un effet dissuasif.
Le drame du Rhône à Lyon montre que la prévention reste essentielle. Se baigner dans un fleuve, et plus encore de nuit, présente des risques mortels. Les secours le rappellent : aucun ballon ne vaut une vie.



