Un jeune homme de 19 ans, de nationalité malienne, est décédé ce lundi 3 août à l'hôpital de Pau, des suites d'une noyade survenue la veille dans le gave d'Aspe, à Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques. Pris en charge en urgence absolue après avoir été réanimé par les pompiers, il n'a pas survécu à ses blessures.
Un saut dans l'eau qui tourne au drame
Dimanche après-midi, le jeune homme se trouvait avec plusieurs amis au bord du gave. Souhaitant se rafraîchir, il a sauté dans le cours d'eau, mais il ne savait pas nager. Selon les premiers éléments rapportés par La République des Pyrénées et Sud Ouest, il aurait appelé à l'aide avant de disparaître sous la surface. Il se serait retrouvé coincé dans un trou, un pied bloqué, ce qui l'aurait empêché de remonter.
Des adolescents témoins de la scène ont tenté de lui porter secours avant l'arrivée des secours. Une jeune fille a notamment sauté à l'eau pour tenter de le sauver, mais elle n'a pas réussi à le sortir. La maire d'Oloron, citée par Sud Ouest, a rapporté ses propos : « Une jeune fille a sauté à l'eau pour essayer de le secourir, tandis que les autres appelaient les secours. La pauvre m'a dit qu'elle était désolée, mais qu'elle n'avait rien pu faire parce qu'il était trop lourd pour elle. »
Un parcours marqué par l'intégration
Le jeune homme, arrivé en France il y a trois ans, était suivi par l'Organisme de gestion des foyers d'amitié (Ogfa). Apprenti boulanger, il évoluait au FCO Béarn, où il était très apprécié. Son décès a provoqué une vive émotion dans la commune.
La mairie d'Oloron-Sainte-Marie a réagi dans un communiqué, rappelant les dangers du gave : « Ce terrible événement nous rappelle que le gave n'est pas un lieu de baignade sécurisé et qu'il convient d'y faire preuve de la plus grande prudence. »
Un bilan national alarmant
Cet accident s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue sur les noyades en France. Entre le 1er mai et le 15 juillet 2026, 925 noyades ont été recensées, dont 274 mortelles. Ce chiffre est en hausse de 14 % par rapport à l'année précédente, avec 37 enfants et adolescents parmi les victimes.
Par ailleurs, depuis le 2 août, se baigner dans une zone non autorisée ou sous drapeau rouge est passible d'une amende forfaitaire de 68 euros, contre 38 euros auparavant. Cette mesure vise à renforcer la prévention et à dissuader les baignades dangereuses.
Les autorités locales rappellent que les cours d'eau comme le gave d'Aspe présentent des dangers invisibles : courants forts, trous, rochers immergés et variations de profondeur. Il est recommandé de se baigner uniquement dans les zones surveillées et de respecter les consignes de sécurité.



