Depuis plusieurs années, la garde de la petite Saray, âgée de 8 ans, est au cœur d'un conflit intense entre sa mère française et son père espagnol. Cette affaire connaît aujourd'hui un nouveau rebondissement. Le 28 avril 2023, Joséphine, une Nîmoise de 28 ans, accompagnée de son père et de son frère, avait enlevé sa propre fille, Saray (6 ans à l'époque), devant son école de Tavernes Blanches en Espagne, pour la ramener à Nîmes. Alors que les parents se déchiraient pour sa garde, le père avait obtenu de la justice espagnole une interdiction de sortie du territoire pour l'enfant.
Des accusations graves
Depuis ces faits, qu'elle qualifie elle-même de « pure folie », Joséphine a été déchue de l'autorité parentale sur Saray par la justice espagnole. La petite a été restituée aux autorités et réside à nouveau avec son père. « Depuis quatorze mois, je n'ai le droit de voir ma fille qu'une heure par mois lors de visites médiatisées à Menises, dans la province de Valence. Pour l'une et l'autre, c'est très dur », confie Joséphine.
Depuis la France, la mère de Saray a repris le combat judiciaire pour retrouver l'autorité parentale et, espère-t-elle, la garde de sa fille. « Ce combat, c'est celui du pot de terre contre le pot de fer », analyse la grand-mère de la petite, créatrice et administratrice de la page Facebook « Justicia por Saray ».
Des pièces qui disparaissent
Selon la mère et la grand-mère, les 9 000 pages du dossier de Joséphine, qui tente de récupérer légalement la garde de son enfant, se seraient volatilisées un temps au tribunal de Moncada (province de Valence) chargé de statuer sur l'affaire. « Certaines pièces dont nous avons par chance les doubles en ont carrément été retirées. Notamment l'une attestant d'un très grave fait de violence physique infligé à mon mari par les hommes de la famille paternelle de Saray », poursuit la grand-mère.
« Même le juge d'instruction chargé du dossier a reconnu auprès de notre avocate qu'il y avait au tribunal une "main noire" qui subtilisait les pièces dans notre affaire », affirme la grand-mère gardoise de Saray. Elle ajoute : « Aujourd'hui, nous venons de découvrir et avons consigné la preuve formelle que la compagne de l'oncle paternel de Saray est greffière au tribunal chargé de statuer sur la garde ! »
Joséphine et sa mère assurent, captures d'écran à l'appui, que sur la page Facebook « Justice pour Saray », cette femme proférerait des menaces directes envers toute leur famille gardoise et affirmerait bien connaître les juges, les journalistes et avoir beaucoup de pouvoir.



