Le 20 avril dernier, en fin d'après-midi, un automobiliste en panne rue Marcel-Pagnol, près de la route d'Arles à Nîmes, a été victime de violences. Deux frères, poursuivis pour ces faits, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes le 17 juillet.
Une altercation qui tourne mal
Les deux frères affirment avoir voulu aider le conducteur dont la voiture était en panne. L'automobiliste, qui est le président de l'association des harkis, a porté plainte pour violences. Selon lui, il a pris la fuite à pied après une altercation avec plusieurs jeunes gens et des coups.
"On voulait l'aider. Il a dit qu'il était policier… On lui a demandé de montrer sa carte. On ne savait pas qu'il était le président de l'association des harkis. C'est l'officier de la police judiciaire qui me l'a dit lorsque nous avons été entendus au commissariat de police", se défend l'un des deux frères, qui a reconnu avoir donné une claque derrière la tête et comparaissait libre.
Les accusations de la victime
La victime affirme que ses agresseurs lui ont volé son téléphone et ses clés de voiture. "Il avait sa sacoche. On n'a pas compris pourquoi il dit tout cela", poursuit le prévenu. Son frère, qui avait des antécédents judiciaires, a été écroué puis remis en liberté en attendant le jugement.
Me Mansat-Jaffré, avocat de la victime, a décrit la scène : "Ils lui ont dit : file-nous ton pognon. Ne fais pas le malin. Ils étaient autour de lui. L'un d'entre eux l'a plaqué contre un mur. Il est alors parti en courant. Son véhicule a été défoncé. Et selon les prévenus, il serait tombé tout seul à terre ! Il était terrorisé. Son téléphone a été volé. Heureusement, il y a eu des témoins de la scène. Ce ne sont pas les deux braves samaritains que l'on a décrits."
Les réquisitions et le jugement
La représentante du parquet a requis 18 mois de prison dont 10 mois assortis d'un sursis probatoire contre l'un des frères, dont le discernement était altéré, et 8 mois de prison assortis d'un sursis probatoire à l'encontre du deuxième prévenu. Les deux frères étaient défendus par Me Hugo Ferri, qui a rappelé qu'ils avaient exprimé des regrets pendant leur garde à vue.
Le tribunal a suivi les réquisitions. Les deux jeunes gens ont été condamnés et sont ressortis libres du tribunal.



