Un jeune lutteur de 15 ans, licencié au Lutte Club de Nice, a survécu à un arrêt cardiaque survenu mardi dans la salle Henri-Deglane, à Nice, grâce à l'utilisation rapide d'un défibrillateur et à l'intervention de plusieurs personnes, dont un médecin de passage. L'information a été confirmée ce jeudi par le maire de Nice, Éric Ciotti, sur son compte X.
Un malaise soudain en fin d'entraînement
Selon le récit de l'entraîneur principal, Ali Toumi, rapporté par Nice-Matin, le drame s'est joué en quelques minutes. « C'était mardi, fin d'entraînement. D'un coup, il est tombé. Il a fait un arrêt cardiaque. Il est resté trois quatre minutes sans pouls », a-t-il expliqué. Le jeune sportif, âgé d'à peine seize ans, s'est effondré sans signe avant-coureur.
Face à l'urgence, l'encadrement du club a immédiatement saisi le défibrillateur présent dans l'enceinte sportive. « Avec tous les intervenants on l'a sorti. On a crié "Docteur, docteur, docteur !" Et là, comme dans un film, un passant, qui était médecin en vacances, s'est arrêté. Il a réussi à le réanimer ! », a raconté Ali Toumi, encore sous le choc.
Une chaîne de secours coordonnée
Les policiers municipaux, dirigés par Jérôme Marcenac, ont établi un périmètre de sécurité autour de la salle, rapidement rejoints par les pompiers et le Samu. Le maire de Nice a salué cette mobilisation : « La réactivité de nos policiers municipaux et la présence d'un défibrillateur lui ont donné une chance supplémentaire », a-t-il déclaré, remerciant également l'ensemble des personnes ayant participé aux premiers secours.
Éric Ciotti a profité de l'occasion pour rappeler l'importance des défibrillateurs dans les équipements sportifs : « Équiper nos salles de sport en défibrillateurs, c'est une décision qui sauve. » Le Lutte Club de Nice, fondé en 1958, est installé rue Saint-Joseph, dans le Vieux-Nice, et compte plus de 130 licenciés selon le portail municipal des sports.
Un jeune conscient, un appel à généraliser les défibrillateurs
Selon le club, le jeune lutteur est conscient. « Il ouvre les yeux, il est intubé », a précisé l'entraîneur, ému d'avoir contribué à le sauver. Il n'en finit plus de répondre aux riverains qui viennent aux nouvelles. « Merci aux sauveurs, mais surtout à la présence de défibrillateurs dans les salles, il en faudrait plus », a conclu Ali Toumi.



