Ce mardi 14 juillet 2026, à Nice, la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l'Espagne a coïncidé avec le dixième anniversaire de l'attentat du 14-Juillet. Sur la Promenade des Anglais, des milliers de personnes ont mêlé leur passion pour le ballon rond au recueillement en mémoire des 86 victimes de l'attaque terroriste de 2016.
Un match sous le signe du souvenir
À 22 h 20, alors que l'Espagne venait de marquer un deuxième but contre les Bleus, une myriade de drones a dessiné des étoiles dans le ciel niçois. Certains supporters, massés devant les bars Sun Set et la Chapa, ont alors quitté l'écran pour rejoindre les commémorations. « C'est quand même un jour triste », a sobrement justifié Jean-Marie, un retraité de 75 ans qui vendait des accessoires tricolores avec son épouse Yolande.
Le couple, qui suit les Bleus depuis plus de vingt ans, avait cette fois rangé les cornes de brume trop bruyantes. « On ne l'a pas oublié », a assuré un groupe d'amis installé cours Saleya derrière l'écran du Barbacane.
Des témoignages poignants
Audrey, 26 ans, a confié être venue uniquement pour le match. « Sans cela, j'aurais été incapable de venir en ville sans m'effondrer », a-t-elle expliqué, révélant avoir « perdu quelqu'un » le 14 juillet 2016. Selon elle, l'ambiance de la demi-finale a permis de ne pas « casser l'ambiance », même si les Espagnols s'en sont chargés sur le terrain.
La cérémonie mémorielle, marquée par un discours d'Emmanuel Macron et un survol de la Patrouille de France, a été suivie d'une minute de silence particulièrement respectée par les fans de football présents. Les associations de victimes ont également pris la parole, rappelant « une blessure française » toujours vive.
Un 14-Juillet entre sport et deuil
Cette cohabitation entre l'effervescence sportive et le recueillement n'a pas semblé poser problème aux Niçois. Beaucoup ont alterné entre les écrans géants et les lieux de mémoire. « À chacun ses étoiles », résumait un supporter, entre celles du maillot bleu et celles des 86 anges disparus.



