Nice : 7 ans de prison pour un chauffard au protoxyde d'azote ayant tué un pompier
Nice : 7 ans pour un chauffard au protoxyde d'azote

Un homme de 21 ans a été condamné ce lundi à Nice à sept ans de prison, dont six fermes, pour avoir tué un pompier volontaire en fonçant sur la Promenade des Anglais après avoir inhalé du protoxyde d’azote. Le parquet avait requis huit ans de prison ferme, proche de la peine maximale de dix ans pour homicide involontaire.

Les faits

Le 25 juin 2024, peu après minuit, Marvin R. revenait d’une soirée à Antibes avec trois amis à bord de la Mercedes de sa mère. Aucun des quatre n’avait consommé d’alcool ou de drogue, mais le jeune conducteur a profité d’un arrêt pour récupérer une bonbonne de protoxyde d’azote dans le coffre.

« Je cherchais à m’amuser. J’avais essayé pour la première fois trois semaines plus tôt, ça m’avait fait rigoler mais pas perdre le contrôle », a raconté le prévenu, un homme barbu aux longs cheveux noirs et au visage pâle. « J’ai commencé à avoir chaud, à sentir des fourmis. J’ai posé la tête sur l’appuie-tête, comme si j’étais éteint. Et je ne me rappelle plus de rien avant le choc », a-t-il ajouté.

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Son passager avant, absent à l’audience, avait témoigné aux enquêteurs : « Il ne contrôlait plus rien, j’ai paniqué. Je l’ai touché pour lui dire de ralentir, je pense qu’il ne sentait rien ».

Le drame

Lancé à au moins 108 km/h, le chauffard a grillé deux feux rouges et percuté un scooter qui venait de s’engager sur la célèbre avenue. Jérémie Boulon, un pompier volontaire de 41 ans qui revenait d’une soirée en hommage à un collègue décédé, a été projeté à plus de 60 mètres et a rapidement succombé à ses blessures, malgré les tentatives de réanimation de ses collègues qui circulaient avec lui.

D’abord placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire ou de sortir la nuit, Marvin R. a été placé en détention provisoire en septembre 2025, après avoir été contrôlé une nuit au volant d’une voiture, positif au cannabis et à la cocaïne.

L'audience

« Je m’en veux énormément, j’ai honte de moi », a-t-il assuré, sans convaincre les dizaines de proches et de collègues présents au procès, pour la plupart vêtus d’un tee-shirt blanc réclamant « Justice pour Boulon ».

Dans un silence ponctué de pleurs, la mère, la compagne et les filles de 11 et 13 ans du pompier volontaire ont exprimé leur douleur et leur colère. « Nous avons pris perpétuité. Que cette peine soit un modèle, que les irresponsables comprennent qu’un permis de conduire n’est pas un permis de tuer », a lancé la compagne.

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