Un jeune homme de 22 ans a été tué par balle dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin 2026 à Nantes, dans le quartier Bellevue. Il s'agit du cinquième homicide par arme à feu en deux mois dans la métropole ligérienne.
Les faits : une fusillade en pleine rue
Selon les informations communiquées par la direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique, les faits se sont produits vers 2 heures du matin, rue du Poitou. Les secours, alertés par des riverains, ont découvert la victime grièvement blessée par plusieurs impacts de balles. Malgré l'intervention rapide des pompiers et du SAMU, le jeune homme n'a pas survécu à ses blessures.
Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour homicide volontaire, confiée à la police judiciaire. Aucune interpellation n'a été effectuée dans l'immédiat. Les enquêteurs s'efforcent de déterminer les circonstances exactes du drame et d'identifier les auteurs.
Une série noire qui inquiète
Ce décès porte à cinq le nombre de personnes tuées par arme à feu à Nantes depuis le début du mois de mai 2026. Le 8 mai, un homme de 27 ans avait été abattu dans le quartier des Dervallières. Le 22 mai, un autre homme de 24 ans avait perdu la vie dans une fusillade à Malakoff. Le 3 juin, un homme de 19 ans avait été tué à Bellevue, et le 18 juin, un homme de 30 ans avait été victime d'un règlement de comptes à la cité des Castors.
Selon un porte-parole de la préfecture de Loire-Atlantique, cité par l'Agence France-Presse, cette recrudescence de la violence armée est liée à des rivalités entre trafiquants de stupéfiants. « Les points de deal sont devenus des zones de guerre. On assiste à une escalade dans l'usage des armes à feu », a-t-il déclaré.
Réactions et mesures annoncées
Le maire de Nantes, Johanna Rolland, a exprimé son indignation dans un communiqué : « Chaque vie perdue est une tragédie. Nous ne pouvons accepter que des règlements de comptes ensanglantent nos quartiers. » Elle a appelé à un renforcement des effectifs de police et à une action déterminée contre les trafics.
De son côté, le préfet de Loire-Atlantique, Didier Martin, a annoncé l'arrivée prochaine de renforts de la police nationale, notamment des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et des effectifs de la brigade de recherche et d'intervention (BRI). « Nous allons intensifier les opérations de contrôle et de sécurisation dans les zones les plus touchées », a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.
Un phénomène national
Cette série de fusillades s'inscrit dans un contexte national de hausse des violences par armes à feu liées au trafic de drogue. Selon le ministère de l'Intérieur, les homicides par armes à feu ont augmenté de 15 % en 2025 par rapport à 2024, avec une concentration dans les grandes métropoles. À Nantes, les quartiers de Bellevue, Malakoff et des Dervallières sont particulièrement touchés.
Les associations de quartier dénoncent un sentiment d'insécurité grandissant. « Les habitants ont peur. On entend des coups de feu presque toutes les nuits. Il faut que l'État agisse », a confié un représentant du conseil citoyen de Bellevue.
L'enquête se poursuit pour identifier les responsables de ce nouveau drame. La police judiciaire de Nantes est en charge de l'affaire.



