Mort du professeur noir de Cambridge Jason Arday : la famille dénonce un harcèlement
Mort de Jason Arday, professeur à Cambridge : la famille accuse

Le corps sans vie de Jason Arday, ancien professeur à l'université de Cambridge, a été retrouvé à son domicile londonien le vendredi 14 août. La police a écarté tout motif suspect, sans toutefois confirmer la piste du suicide. Sa famille affirme qu'il s'est donné la mort en raison d'une « campagne de harcèlement continu ».

Un parcours exceptionnel devenu tragique

Jason Arday, né de parents ghanéens immigrés au Royaume-Uni, était atteint d'autisme. En 2023, à seulement 37 ans, il était devenu le plus jeune professeur noir de la prestigieuse université de Cambridge. Sa carrière s'était brutalement arrêtée début août après sa démission, sur fond d'accusations de plagiat. Quelques jours plus tard, sa vie s'est arrêtée, plongeant son entourage dans l'incompréhension et la colère.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a évoqué « une humiliation publique pernicieuse ». De nombreuses personnalités ont exprimé leur émotion face à l'acharnement subi par le jeune professeur.

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Une pétition et une cagnotte pour la famille

Le groupe militant Good Law Project a lancé une pétition réclamant une enquête publique sur le « harcèlement ininterrompu subi par cet homme autiste ». Lundi, plus de 53 000 personnes l'avaient signée. Une cagnotte GoFundMe a également été ouverte pour aider la famille à financer les funérailles et autres frais ; elle avait recueilli plus de 150 000 livres lundi.

Sur X (Twitter), le Good Law Project a déclaré : « There is no doubt at all that this was a racist attack on a working class black man. » L'organisation demande au Premier ministre de commander une enquête publique immédiate.

Des accusations de plagiat et de mensonges

Depuis sa nomination en 2023, Jason Arday était devenu une personnalité publique. Il avait évoqué des détails invraisemblables, comme le fait de n'avoir pas parlé avant ses 11 ans, contredit par d'anciens camarades, ou d'avoir couru 30 marathons en trente-cinq jours. Il était également accusé de plagiat, notamment concernant sa thèse obtenue à l'université Liverpool John Moores en 2015.

Face à ces accusations largement étayées dans les médias, l'université de Cambridge a ouvert une enquête et poussé Jason Arday à démissionner. Il avait rejeté les accusations, expliquant que son départ était le « seul moyen » de clore une « période difficile » marquée par des « accusations incessantes ».

Des responsabilités pointées du doigt

L'ancien ministre conservateur James Cleverly a dénoncé sur la BBC un manque de « vérifications rigoureuses » de la part des universités. Selon lui, « ce ne serait jamais allé aussi loin si les responsables universitaires, et pas seulement à Cambridge, avaient effectué les vérifications rigoureuses ». La mort de ce père de deux enfants continue de susciter une vive émotion au Royaume-Uni, et la demande d'enquête publique reste au centre des préoccupations.

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