La préfecture de l'Hérault a publié le bilan de la mobilisation du 17 octobre à Montpellier, qui a rassemblé 35 000 personnes. Les autorités recensent 63 interpellations pour dégradations, vols, jets de projectiles et coups et blessures volontaires sur les forces de sécurité. Par ailleurs, 36 policiers ont été blessés dans le cadre de leurs opérations de maintien de l'ordre.
Une manifestation troublée par des violences
Dans un communiqué, la préfecture indique que la manifestation a rassemblé 35 000 personnes à Montpellier, mais qu'elle a « rapidement été troublée par des comportements extrêmement agressifs et violents à l'égard des forces de l'ordre et la volonté manifeste de pénétrer dans l'Écusson, en violation de l'arrêté préfectoral y interdisant tout rassemblement ». La fin du cortège a sombré dans une violence « sans précédent », avec de nombreuses dégradations, des pillages de commerces par des manifestants cagoulés ou visages dissimulés, et armés de projectiles, ainsi que des affrontements avec les forces de l'ordre.
Les émeutiers ont tiré des mortiers de feux d'artifice sur les forces de l'ordre jusque tard dans la soirée. L'usage du gaz lacrymogène a été nécessaire pour disperser les manifestants sur la place de la Comédie, malgré les sommations répétées des gendarmes mobiles et des policiers mobilisés.
Des commerces saccagés et des incendies
Selon la préfecture, plus d'une dizaine de commerces dans le périmètre de la place de la Comédie et dans le centre-ville ont été saccagés et pillés. Des mises à feu de mobilier urbain et de déchets sur la voirie et dans les poubelles ont nécessité une intervention rapide des pompiers dans des conditions hostiles.
La manifestation du 17 octobre s'inscrit dans un mouvement plus large, qui a également perturbé la journée à Nîmes, où des slogans marquants, des chants, des gaz lacrymogènes et des pillages ont été signalés, comme en témoignent les images diffusées par Midi Libre.