Le corps de Sonia Bellina, influenceuse nîmoise suivie par près de 300 000 abonnés, a été retrouvé dénudé et partiellement carbonisé le 12 août 2026 dans les vignes de Saint-Gilles, dans le Gard. Depuis cette découverte, une vague de commentaires haineux et misogynes déferle sous ses publications sur TikTok et Instagram.
La sœur de l'influenceuse dénonce un harcèlement incontrôlable
« Je crois que les gens ne se rendent pas compte, j’ai écrit à un homme qui s’était permis des commentaires horribles », a déclaré la sœur de Sonia B. auprès de Midi Libre, lundi. Elle a alerté la plateforme TikTok pour faire fermer les comptes, mais « rien n’y fait ». Selon elle, « les gens vont trop loin, c’est affreux et ils racontent n’importe quoi. C’est du harcèlement, il y en a même qui disent qu’elle a mérité ce qui lui est arrivé ».
Des commentaires déplacés et misogynes sous les publications
Sur un post Instagram datant de février 2023 montrant Sonia Bellina attablée au restaurant, des internautes ont écrit : « Le repas de la condamnée… RIP… » ou encore « L’heure du barbecue ». Ces remarques ont suscité l’indignation de nombreux fans. « Tu es immonde, d’écrire ça un peu de respect pour cette jeune femme qui a été assassiné !!! », a répondu un internaute, tandis que d’autres ont ajouté « tu es une merde » et « le karma s’occupera de toi ».
Sur TikTok, où la Nîmoise comptait plus de 262 000 followers, la majorité des messages sont bienveillants : « La pauvre, c’est terrible », « tellement triste », « paix à son âme », « je n’en peux plus de tous ces féminicides… Soutien total à ta famille ». Mais sous sa dernière vidéo, postée en mai 2024, un internaute a écrit : « Et c’est maintenant qu’elle est morte que ces vidéos vont commencer à devenir viral » suivi d’un émoji riant. Un autre a commenté : « t’a voulu la gloire, ça t’a mené droit à la mort », accompagné d’un émoji flamme et d’un émoji démon.
L'avocat de la famille évoque l'hypothèse du cyberharcèlement
Me Mourad Battikh, avocat pénaliste représentant la famille de Sonia, s’est exprimé sur BFMTV à propos de cette vague de haine. Il a assuré que « l’hypothèse d’une haine sur les réseaux sociaux n’est pas à exclure ». Il a précisé : « Je suis rentré dans le dossier il y a 24-48 heures et ce que je constate effectivement c’est, alors que Sonia est décédée, il y a toujours un déferlement de haine, on vient parler de son corps de son physique, de ses attributs et jamais de manière positive. »
L’enquête pour assassinat se poursuit afin de déterminer les causes exactes de la mort, tandis que la famille de la jeune femme, qui aurait eu 30 ans en septembre, continue de subir ce harcèlement en ligne.



