Une plainte déposée pour des conditions indignes
La Ligue de défense des valeurs républicaines (LDVR) a déposé plainte ce lundi 27 juillet 2026 auprès du procureur de la République de Nice, dénonçant les conditions de travail insalubres qui régnaient au commissariat de Menton. Une situation qui, selon Michael Bastien, président fédéral de la LDVR, « vise à faire rechercher les responsabilités liées aux carences ayant permis à cette situation de perdurer ».
Le commissariat, situé dans les Alpes-Maritimes, a connu une période de crasse pendant laquelle le ménage n’a pas été effectué pendant une quinzaine de jours. Un agent de nettoiement a finalement réalisé un grand nettoyage la semaine dernière, apaisant la situation à court terme. Mais cela n’a pas empêché le réseau d’associations de saisir la justice.
Un problème de santé publique selon la LDVR
La LDVR, alertée par sa section locale Nice Baie des Anges, affirme défendre « la dignité humaine, le bon fonctionnement des institutions républicaines et toutes les situations liées au logement insalubre ». Michael Bastien insiste : « Toute personne a le droit à travailler dans des conditions respectueuses de la dignité humaine. C’est un problème de santé publique. »
Sur le plan pénal, ces conditions pourraient s’apparenter à « des conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine », voire à « une mise en danger d’autrui ». La LDVR a également saisi l’Agence régionale de santé (ARS) Paca pour qu’une inspection sanitaire soit diligentée « dans les meilleurs délais ».
Le syndicat Alliance pointe le prestataire
L’action de la LDVR cible « les obligations propres de l’État et la chaîne de décision publique susceptible d’avoir laissé perdurer les faits », et non la société Derichebourg, chargée du nettoyage. Pourtant, selon Lilie Jalabert du syndicat Alliance, « le problème viendrait a priori plutôt du marché public et d’une défaillance du prestataire, qui n’honore pas les contrats, et non d’un dysfonctionnement de la hiérarchie, qui a bien fait les courriers de mise en demeure. »
Le syndicat Alliance avait déjà dénoncé ces conditions indignes le 18 juillet 2026, provoquant une intervention de nettoyage. La plainte déposée ce lundi vise à déterminer les responsabilités pour que cette situation ne se reproduise pas.



