Menaces avec un fusil dans le Gard : sursis, le parquet fait appel
Menaces avec un fusil dans le Gard : sursis, appel du parquet

Le tribunal judiciaire d'Alès a condamné, jeudi 20 août, un habitant de Saint-Jean-de-Valériscle, âgé de 45 ans, à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour avoir menacé un voisin avec un fusil. Le ministère public, qui avait requis 18 mois d'emprisonnement dont six avec sursis probatoire et un mandat de dépôt, a immédiatement interjeté appel de cette décision.

Une altercation qui dégénère en menace avec arme à feu

Les faits remontent au 17 août. Un habitant de Saint-Jean-de-Valériscle, au nord du département du Gard, heurte un parapet au volant de son véhicule. Une remarque du plaignant, un voisin, lui déplaît. Le conducteur rentre alors chez lui, s'empare d'un fusil et se rend devant le jardin de sa victime. Il pointe son arme vers elle, puis la dirige vers le ciel et tire, avant de lui signifier : « La prochaine fois, ce sera dans la tête. »

Le lendemain, le 18 août, la victime se rend à la gendarmerie de Saint-Ambroix pour porter plainte. Le mis en cause, âgé de 45 ans, sans emploi et fort de dix condamnations sur son casier judiciaire, dont beaucoup liées à la consommation d'alcool, est interpellé puis jugé en comparution immédiate, jeudi 20 août, au palais de justice d'Alès.

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Le prévenu reconnaît les faits et exprime des regrets

À ses juges, le quadragénaire concède qu'il était énervé, mais assure que lorsqu'il est retourné voir son voisin, « ce n'était pas pour lui tirer dessus ». Il ajoute qu'il « regrette son geste » et qu'il veut se soigner de son alcoolisme.

Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, reste de marbre devant l'attitude correcte du prévenu qui se tient dans son box, entre deux gendarmes. « Lorsqu'il se vexe, est touché dans son amour-propre, il a une méthode bien à lui… », constate-t-il. « Il présente un autre visage. Ça fait vingt ans qu'il a un comportement inconséquent et inconscient. Vingt ans qu'il se moque de nous. Son amendement, c'est une chimère ! » Il requiert 18 mois d'emprisonnement, dont six avec sursis probatoire, et un mandat de dépôt.

La défense plaide l'espoir, le tribunal suit

« L'enjeu, c'est le mandat de dépôt », réplique Me Guillaume Garcia, pour la défense. L'avocat s'oppose « à la version sévère » du parquet et à l'incarcération requise, car il a « de l'espoir ». Pour son client, il propose un sursis probatoire renforcé sur une plus longue période, pour « essayer de le sortir de son oisiveté » et tenter de le soigner.

Cette proposition convient au tribunal, qui condamne le quadragénaire à 18 mois de prison avec sursis probatoire. En revanche, la peine ne convient pas au ministère public, qui, peu après, décide d'interjeter appel de cette décision. Le parquet a donc fait appel, laissant la décision finale à la cour d'appel de Nîmes.

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