Milei fustige l'IVG et les « foulards verts » lors d'un forum
Milei attaque l'IVG et les « foulards verts »

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a de nouveau attaqué l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qu'il a qualifiée de « folie » coûteuse pour l'économie du pays, lors d'un forum d'affaires à Buenos Aires. Il a notamment dénoncé le symbole des « petits foulards verts », emblème du combat des Argentines pour le droit à l'avortement, légal depuis janvier 2021.

Une charge contre l'avortement légal

« Nous payons très cher la folie des petits foulards verts », a lancé Javier Milei, qui n'a jamais caché son hostilité envers l'avortement, qu'il a par le passé qualifié « d'assassinat aggravé par ascendant ». Cette fois, il a lié sa critique à sa politique économique, lors d'un long discours jeudi consacré à l'autocélébration de ses réformes.

« Cette passion pour assassiner des enfants dans le ventre de leur mère nous coûte en termes de croissance et de système de retraite. Et aussi en capital humain », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par le média qui a couvert l'événement.

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Un déclin démographique préoccupant

Le président a déploré que « l'Argentine n'atteigne pas le taux de croissance de la population et de natalité qui permet le renouvellement » démographique. Pendant sa campagne présidentielle de 2023, il avait évoqué l'hypothèse d'un référendum pour revenir sur l'IVG légale, mais n'a jamais entrepris de démarche concrète en ce sens.

Cependant, des ONG et associations ont accusé à plusieurs reprises le gouvernement Milei d'avoir réduit, au nom de l'austérité budgétaire, les budgets consacrés à la santé sexuelle et reproductive, créant ainsi des obstacles pratiques à l'accès à l'avortement légal, même si le cadre juridique n'a pas changé.

Une fécondité en chute libre

Selon un récent rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l'Argentine connaît une transformation démographique marquée par une forte chute de la fécondité, tombée à 1,2 enfant par femme en 2024, loin du seuil de renouvellement de 2,1. L'UNFPA attribue ce déclin à des facteurs multiples, mais les conditions économiques — revenu, emploi, logement — constituent le frein majeur dans 62 % des cas pour les couples ayant moins d'enfants qu'ils souhaiteraient.

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