Assurance habitation : hausse de 10 à 15 % en 2027 dans les Alpes-Maritimes et le Var
Assurance habitation : hausse de 10 à 15 % en 2027 dans le Var

Les tarifs de l'assurance habitation pourraient augmenter de 10 à 15 % en 2027 dans les Alpes-Maritimes et le Var, après un été marqué par les incendies et une sécheresse persistante. Cette hausse, anticipée par des spécialistes, s'ajoute à une dérive continue des prix depuis quatre ou cinq ans, selon Ralph Ruimy, président de l'assureur en ligne Acheel, interrogé sur Europe 1.

Une hausse liée à l'accumulation des sinistres climatiques

L'augmentation des tarifs s'explique par l'accumulation et la gravité des sinistres climatiques. Selon l'agence de notation Morningstar DBRS, le montant global des dégâts liés aux feux de forêt en France pourrait atteindre entre 10 et 15 milliards d'euros. À cette note s'ajoutent les effets de la sécheresse, premier risque surveillé par les assureurs et le plus coûteux. En quarante ans, le montant des indemnisations liées à ces sinistres a triplé.

Au-delà de la météo, l'inflation globale pèse également sur la facture. Le coût des réparations a progressé de 12,3 % entre fin 2021 et fin 2025, porté par l'inflation dans le bâtiment et le coût élevé de l'énergie et des matériaux.

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La région PACA, déjà l'une des plus chères de France

Mécaniquement, les assureurs répercutent ce renchérissement sur les primes des particuliers. En 2026, selon le baromètre d'Assurland.com, les Français ont déboursé en moyenne 310 euros pour leur assurance habitation, contre 274 euros l'année précédente, soit un bond de 13 %. Si la hausse moyenne nationale s'établit à 13 % en 2026, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) affiche une progression plus contenue de +4,6 %.

Ce chiffre en apparence modéré cache une autre réalité : avec une cotisation moyenne de 331 euros par an, la région PACA reste l'une des plus chères de France pour assurer son logement, bien au-dessus de la moyenne nationale. Cette situation s'explique en partie par la proportion de maisons individuelles sur le territoire. À l'échelle nationale, assurer une maison individuelle coûte en moyenne plus du double d'un appartement (422 euros par an contre 200 euros), en raison d'une exposition accrue aux intempéries et de coûts de reconstruction bien plus importants.

La prévention pour freiner la hausse

Face à cette équation financière, Ralph Ruimy souligne que l'impact ne sera pas uniforme pour tous les usagers : « Vous allez avoir des assurés qui vont voir leur assurance habitation qui ne va pas augmenter ou augmenter très peu. Et d'autres qui vont avoir une augmentation significative. Cela va dépendre de la région, du nombre de sinistres qu'ils ont eus ».

Dans ce contexte, pour limiter l'impact des sinistres et protéger les habitations, les assureurs insistent de plus en plus sur le respect des mesures préventives, au premier rang desquelles figure le débroussaillage obligatoire lorsque la maison est située à proximité d'une zone forestière. Un geste qui devient une nécessité pour tenter de freiner la hausse des cotisations d'assurance.

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