De l'uniforme américain durant la Seconde Guerre mondiale à l'aviation, Max Gurney, ancien militaire et figure de la liaison aérienne sur la Côte d'Azur, vient de souffler ses 105 bougies à Villefranche-sur-Mer. Retour sur une vie riche en événements.
Un parcours hors du commun
Né le 10 juin 1921 en Allemagne, où son père était diplomate pour mettre en place le Traité de Versailles, Max Gurney a étudié en Suisse et à Londres avant de rejoindre les États-Unis. Le 7 décembre 1941, en sortant d'un cinéma, il apprend l'attaque japonaise de Pearl Harbor et l'entrée en guerre des États-Unis. Il s'engage d'abord dans l'artillerie, puis, grâce à sa maîtrise de quatre langues, il intègre l'Intelligence service pour décoder les messages ennemis.
De l'Afrique à l'Italie
Après des combats dans les déserts algérien et tunisien, il débarque en Italie sous les ordres du général Patton. Il se souvient avoir réquisitionné une maison où Mussolini avait dormi quelques heures avant lui. La guerre terminée, il rejoint la compagnie PanAm et ouvre la première ligne transatlantique vers Marseille, puis Nice.
Une vie entre Nice et les États-Unis
Installé sur la Côte d'Azur depuis 1957, il partage son temps entre ses bureaux au Negresco et Villefranche-sur-Mer. En 1991, il retourne aux États-Unis mais revient chaque année sur la Côte, à Villefranche et à Monaco, dont il est consul à San Diego. Modeste et espiègle, il lance : « Rendez-vous dans cinq ans pour mon 110e anniversaire ! »



