Manifestation à Paris : 142 interpellations dont 120 gardes à vue
Manifestation à Paris : 142 interpellations, 120 gardes à vue

La préfecture de police de Paris a annoncé dimanche 25 octobre 2026 que 142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation de samedi pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics. La porte-parole de la préfecture, Hélène Denéchère, a détaillé le bilan sur France Inter, soulignant l'action des forces de l'ordre face à des débordements.

Des commerces touchés en marge du cortège

Interrogée sur les incidents survenus lors de la mobilisation parisienne, Hélène Denéchère a confirmé des dégradations. « Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile - a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession », a-t-elle expliqué.

La porte-parole a également rappelé la présence de « 500 casseurs » en fin de cortège, un groupe distinct des manifestants. Ces éléments ont été isolés par les forces de l'ordre, selon ses déclarations, afin de limiter les dégradations et les affrontements.

Une mobilisation massive à Paris

Le cortège parisien a rassemblé entre 110.000 et 250.000 personnes, selon les sources. Cette fourchette large reflète les méthodes de comptage différentes entre les organisateurs et les autorités. La manifestation s'inscrivait dans un mouvement national pour le pouvoir d'achat et les services publics, qui a également mobilisé dans d'autres villes françaises.

À Nice, par exemple, la préfecture des Alpes-Maritimes a dressé un bilan distinct, avec « au plus fort de la journée, 2.300 manifestants présents à Nice ». Des témoignages locaux font état de commerçants barricadés, de manifestants et passants gazés, ainsi que de la présence de street medics et d'un saxophoniste, illustrant l'ambiance tendue de cette journée de mobilisation.

Bilan et suites judiciaires

Les 120 gardes à vue prononcées à Paris s'inscrivent dans le cadre des enquêtes ouvertes après les incidents. Les interpellations ont eu lieu tout au long de la journée, principalement en fin de cortège où les forces de l'ordre ont dû intervenir pour contenir les groupes violents. Les personnes placées en garde à vue pourraient faire l'objet de poursuites pour dégradations, vols ou participation à un attroupement, selon les éléments recueillis.

Ce bilan intervient alors que le gouvernement et les syndicats continuent de s'opposer sur les mesures de soutien au pouvoir d'achat, thème central de cette mobilisation. Les prochaines annonces en la matière seront suivies de près par les organisateurs, qui menacent de nouvelles actions si leurs revendications ne sont pas entendues.