« C'était mon ange » : Kelyan, 17 ans, tué par son père à Nice, rêvait de devenir steward
Kelyan, 17 ans, tué par son père à Nice, rêvait de devenir steward

Kelyan, 17 ans, tué par son père le 3 août dans l'appartement familial de la résidence Les Étoiles, dans le quartier de la Madeleine à Nice, rêvait de devenir steward. Sa famille, qui lui rend hommage, annonce que ses obsèques auront lieu mardi 25 août.

Un adolescent doux et discret, passionné de football

Du haut de ses 17 ans, Kelyan avait d'abord pensé à devenir kinésithérapeute. Mais les voyages effectués avec sa famille avaient fait naître un autre projet : devenir steward. Découvrir le monde.

Kelyan, c'était « Kéké » pour presque tout le monde. « Son ange » pour sa maman. Un garçon réservé, témoignent ses proches, presque timide lorsqu'il ne connaissait pas. Il parlait peu, ne cherchait pas à occuper toute la place. Un gamin de la Madeleine affectueux, présent. Profondément attaché aux siens.

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Le foot et la famille, piliers de sa vie

Il y avait le football. L'OGC Nice, forcément, pour ce jeune Niçois. Mais aussi le Paris Saint-Germain, passion transmise par la branche parisienne de la famille. Le football était surtout une histoire de partage. Avec Aaron, son cousin qu'il considérait comme un frère, mais aussi avec « Papou » et « Mamoun ». Les matchs, les discussions, les débriefs… Cette année encore, tous les quatre étaient montés à Paris visiter le Parc des Princes. « Ce n'était pas seulement du football. C'était notre façon d'être ensemble », raconte sa famille.

Kelyan était aussi parrain. Un rôle dont cet adolescent si discret était immensément fier. Au point de trouver le courage de prendre la parole devant tout le monde le jour où cette responsabilité lui avait été confiée.

Le fils unique de Stéphanie

Kelyan était le fils unique de Stéphanie. « Son enfant, son amour, son monde », écrivent ses proches. Leur bonheur tenait parfois à peu de choses. Se lever tôt pour grappiller quelques instants ensemble avant que l'un parte étudier et que l'autre ne rejoigne son travail. Malgré les épreuves traversées, sa famille décrit un adolescent qui se plaignait rarement. Un garçon sérieux à l'école, doux et protecteur. « En 17 ans, je crois même ne jamais t'avoir entendu dire un gros mot », raconte l'un de ses proches.

Les souvenirs remontent : Disneyland, le Parc Astérix, les parties de Switch en attendant un avion, les matchs au stade, quelles que soient la météo ou l'heure. Aujourd'hui, ces instants de bonheur minuscules sont devenus immenses. « Le temps nous a été volé », écrit sa famille.

Un dernier voyage et une cagnotte pour sa maman

Kelyan avait grandi entouré de plusieurs générations, jusqu'à ses arrière-grands-parents. Mamy Lili veillait sur lui. Les week-ends et les vacances se passaient souvent en famille. « Nous pensions avoir le temps. Le temps pour d'autres matchs, d'autres voyages, d'autres vacances, d'autres souvenirs. Nous pensions avoir tellement de temps. Le temps nous a été volé. »

Une bénédiction en hommage à Kelyan sera célébrée mardi 25 août à 11 h 30, en l'église Saint-Marc à Nice. Sa famille souhaite qu'elle soit ouverte à ses proches, ses amis, ses camarades d'école, ceux du quartier, ses connaissances et, plus largement, à toutes les personnes ayant partagé un morceau de sa vie et désirant lui rendre hommage. Le reste des funérailles demeurera strictement privé.

Une cagnotte Leetchi a également été créée à l'initiative des proches afin de soutenir Stéphanie, sa maman, notamment face aux frais d'obsèques, aux honoraires d'avocat et aux démarches consécutives au drame. « Va découvrir les horizons que tu n'as pas eu le temps de parcourir », conclut sa famille.

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