Les gendarmes ont repris tôt ce vendredi matin les recherches à Mailhoc, près de Cagnac-les-Mines (Tarn), où avaient été trouvés jeudi des ossements pouvant appartenir à Delphine Jubillar, sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar.
Cédric Jubillar reconnaît un « acte abominable »
Cédric Jubillar s'est « enferré dans un mensonge » qui l'a empêché d'avouer avoir tué son épouse Delphine fin 2020 dans le Tarn, « lors d'un débordement émotionnel très fort », a déclaré jeudi soir à l'AFP l'avocat du peintre-plaquiste, Me Pierre Debuisson.
Lors de ses aveux devant la justice mercredi, Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir commis « un acte abominable », « a fait des déclarations spontanées pour livrer la vérité de façon absolue » pendant une heure et demie, a expliqué Me Debuisson.
Le récit des circonstances du drame
Lors de son audition jeudi, Cédric Jubillar est aussi revenu « sur les circonstances du drame » qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines en décembre 2020, et « sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre », toujours selon son avocat.
Cédric Jubillar a évoqué « l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi », a poursuivi Me Debuisson.
Les fouilles se poursuivent
Les recherches se concentrent ce vendredi à Mailhoc, où des ossements ont été découverts jeudi à l'emplacement indiqué par Cédric Jubillar. Les analyses devront confirmer s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.



