Journée de Jérusalem à Montpellier : 200 personnes réunies malgré les contestations
Journée de Jérusalem à Montpellier : 200 personnes malgré les critiques

La 49e Journée de Jérusalem, organisée par le centre culturel juif Simone-Veil, s'est déroulée ce dimanche 28 juin au Domaine de Verchant, aux portes de Montpellier, sous le thème "De cœur avec Téhéran". L'événement a réuni 200 personnes, avec des tables rondes et un village associatif, malgré les appels à l'interdiction de plusieurs collectifs contestataires, notamment Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Un focus sur la situation en Iran

La table ronde intitulée "Jérusalem – Téhéran : penser la démocratie" a réuni l'ingénieur Marco Sarrabia, l'écrivain Raphaël Jerusalmy et le journaliste Emmanuel Razavi. Le collectif Iran laïque et démocratique a également été invité. Michèle Bensoussan, présidente du centre culturel juif Simone-Veil, a souligné l'importance de ce focus : "C'est quelque chose de très important parce que les Iraniens souffrent. La jeunesse a été massacrée, il y a eu presque 40 000 morts. C'est un régime dictatorial qui est contre son propre peuple, c'est absolument désolant."

Un programme varié et une sécurité renforcée

Outre les débats, la journée a proposé un spectacle de danse et de chants de tradition juive, ainsi qu'un "mini-village d'associations". Les visiteurs ont pu découvrir l'ordre indépendant du B'nai B'rith, les vignobles Vellas ou la synagogue libérale de Montpellier. Sabine Tcherniack, bénévole, a expliqué : "On essaye de mettre en avant leur activité." L'événement s'est déroulé sous haute sécurité, avec des fouilles à l'entrée impressionnantes.

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Des contestations persistantes

Depuis plusieurs années, des associations comme BDS réclament l'interdiction de cette journée. Leurs arguments portent sur la présence de Sar-El parmi les partenaires, considéré comme potentiellement complice de crimes de guerre selon le Statut de Rome, et sur la légitimation de la municipalité israélienne de Jérusalem, dont les politiques à Jérusalem-Est ont été qualifiées d'"apartheid urbain" par l'ONU. Michèle Bensoussan a répondu : "Cette contestation nous laisse complètement indifférents."

Un demi-siècle de célébration

La présidente du centre culturel juif s'est félicitée de la longévité de l'événement : "Cela fait quasiment un demi-siècle que la communauté juive de Montpellier fête Jérusalem, capitale d'Israël." Malgré les tensions, la manifestation s'est tenue comme prévu, illustrant les divisions persistantes autour de cet événement.

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