Jean-Michel Baylet, ancien ministre et actuel patron du groupe La Dépêche, a été victime d'une agression samedi en début de soirée à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne). L'élu de 79 ans, également maire de la commune et ancien responsable du Parti radical de gauche, a affirmé avoir été « bousculé » et avoir reçu un « coup de poing sur la poitrine » de la part d'un homme qui lui a également « craché dessus ».
Les faits rapportés par l'élu
L'incident s'est produit alors que Jean-Michel Baylet passait devant le garage d'une habitation occupée, selon lui, par des travailleurs saisonniers. « Il y avait une musique horriblement forte et donc j'ai passé la tête sur le pas de la porte pour leur demander de baisser le son », a-t-il raconté. C'est à ce moment que l'agresseur présumé l'aurait bousculé et frappé.
L'élu a porté plainte dans la foulée. « C'est désormais à la justice de prendre ses décisions et à la gendarmerie de faire son travail », a-t-il ajouté, affirmant que son agresseur présumé se trouvait en garde à vue.
Réactions et procédure en cours
Contacté, le parquet de Montauban n'a pas été en mesure de préciser les circonstances de l'incident, soulignant que l'affaire était en cours. Aucune information supplémentaire n'a été communiquée pour le moment.
Cette agression intervient dans un contexte où les élus locaux sont de plus en plus souvent confrontés à des incivilités. Selon une enquête récente de l'Association des maires de France, près de 60 % des maires ont déjà été victimes d'outrages ou de violences légères. Jean-Michel Baylet, figure politique bien connue de la région, a reçu de nombreux messages de soutien depuis l'annonce de l'incident.
Un parcours politique marquant
Jean-Michel Baylet, âgé de 79 ans, a eu une longue carrière politique. Il a été ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation sous François Hollande, et a dirigé le Parti radical de gauche. Il est également à la tête du groupe La Dépêche, un important groupe de presse régionale. Sa fonction de maire de Valence d'Agen, qu'il occupe depuis 1995, lui vaut une présence régulière sur le terrain.
L'enquête est désormais entre les mains des gendarmes, qui devront déterminer les circonstances exactes de cette altercation et identifier clairement le responsable. La garde à vue mentionnée par l'élu n'a pas été confirmée par les autorités, mais la plainte a bien été enregistrée.



