Ivresse au volant à Monaco : un récidiviste condamné à 3 mois ferme
Ivresse au volant à Monaco : 3 mois ferme pour récidiviste

Ce vendredi 19 juin 2026, le tribunal correctionnel de Monaco a condamné un Français de 42 ans à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis, pour avoir conduit en état d'ivresse et causé un grave accident la veille sur le boulevard du Larvotto. Le prévenu, Tanguy D., soudeur originaire de la Creuse, avait déjà été condamné à plusieurs reprises en France pour des infractions liées à l'alcool au volant.

Un accident évité de justesse

L'accident s'est produit le jeudi 18 juin 2026, vers 7 heures du matin, au niveau du parking des Carmes. Au volant de sa Mercedes Vito, Tanguy D. circulait sur le boulevard du Larvotto en direction de l'Italie. Il a actionné son clignotant gauche pour entrer dans le parking, sans remarquer un scooter arrivant en sens inverse. Le scootériste, un Italien d'une trentaine d'années, a freiné d'urgence, a chuté et a percuté le fourgon. La victime a été transportée à l'hôpital avec de multiples fractures.

Lors du contrôle, les policiers ont mesuré un taux d'alcool dans le sang de 0,57 mg/l d'air expiré, soit plus du double de la limite légale. Tanguy D. a expliqué avoir bu du rhum et des bières la veille au soir avec un proche, s'être couché à minuit et levé à 6 heures, se sentant "clean". Le président du tribunal, Florestan Bellinzona, a souligné que le taux d'alcool était stable à 7h40, indiquant une consommation importante ou plus récente. La fouille du véhicule, aménagé en habitation, a révélé de nombreuses bouteilles d'alcool vides ou pleines.

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Un casier judiciaire chargé

Tanguy D. affiche 8 mentions à son casier judiciaire français, dont 5 liées à l'alcool. Le procureur général adjoint, Morgan Raymond, a requis 12 mois de prison ferme et une interdiction de conduire à Monaco pendant 2 ans, soulignant la politique pénale répressive envers les délinquants routiers. Il a également noté que la victime conduisait sous l'emprise de stupéfiants (cocaïne et cannabis), mais que cela ne l'exonérait pas de sa responsabilité.

La défense plaide la clémence

L'avocat de la défense, Me Xavier-Alexandre Boyer, a reconnu la problématique alcoolique de son client, liée à l'éloignement familial, et a plaidé la clémence. Il a souligné que Tanguy D. roulait à allure normale, avait mis son clignotant et s'était arrêté, et que la victime avait peut-être contribué à l'accident. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis, avec maintien du mandat d'arrêt et interdiction de conduire à Monaco pendant 2 ans. Les indemnités seront examinées ultérieurement.

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