Incendie de la mairie de Limoges : un second suspect interpellé dans la Creuse
Incendie mairie Limoges : second suspect arrêté dans la Creuse

L'enquête sur l'incendie de la mairie de Limoges, survenu samedi 17 octobre lors de violences et d'une mobilisation, progresse. Après l'arrestation mardi d'un trentenaire en Haute-Vienne, un second suspect, un homme de 66 ans, a été interpellé ce jeudi matin dans la Creuse avec l'appui de l'antenne du RAID de Bordeaux, indique le parquet de Limoges dans un communiqué de presse parvenu à 20 Minutes.

Un second suspect placé en garde à vue

Selon le communiqué du parquet de Limoges, le suspect de 66 ans a été interpellé tôt ce matin dans le département de la Creuse avec l'assistance de l'antenne du RAID de Bordeaux. Il a été placé en garde à vue pour destruction en bande organisée d'un bien par moyen dangereux pour les personnes.

Cette interpellation fait suite à celle d'un homme de 34 ans, arrêté mardi en Haute-Vienne. Ce dernier a vu sa garde à vue prolongée pour une nouvelle période de 48 heures, une durée qui s'applique dans les enquêtes pour crimes ou associations de malfaiteurs. Cette prolongation intervient après l'extension des qualifications pénales retenues contre lui au chef de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Des charges aggravées après analyse minutieuse

La qualification de tentative de meurtre s'ajoute à celle de « dégradation en bande organisée par un moyen dangereux ». Le parquet justifie cette évolution par « le travail minutieux des enquêteurs, et notamment l'analyse détaillée des éléments de cartographie et de chronologie des faits, l'exploitation des images provenant du drone utilisé par la police nationale et les auditions circumstantiées des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie de Limoges au moment des faits ».

Les deux suspects sont originaires des départements de Corrèze, Creuse et Haute-Vienne, où se trouve le plateau des Millevaches. Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (LR), a mis en cause dès dimanche « l'ultra gauche » de ce territoire rural, où la présence d'une population réputée radicale nourrit méfiances et tensions.

Une enquête qui s'étend

L'enquête, désormais étendue aux chefs de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique, se poursuit sous l'autorité du parquet de Limoges. Les investigations devront déterminer les responsabilités exactes de chaque suspect dans l'incendie de la mairie, un bâtiment public qui abritait des agents municipaux au moment des faits.

Les auditions des 13 policiers municipaux présents dans la mairie lors de l'incendie ont permis de préciser le déroulé des événements et d'orienter les recherches vers ces deux individus. La garde à vue du suspect de 66 ans se poursuit, tandis que celle du trentenaire a été prolongée pour 48 heures supplémentaires.