Un départ de feu en zone périurbaine
Le samedi 27 juin 2026, à 4h23, un incendie s'est déclaré dans le quartier de la Réone, à la limite entre Nice et Colomars, en pleine zone périurbaine. Face au risque pour les habitations, les secours ont rapidement déployé des moyens considérables : 90 sapeurs-pompiers, une trentaine d'engins et l'hélicoptère bombardier d'eau du SDIS, qui a effectué quatre largages.
Une stratégie d'attaque massive
Le SDIS des Alpes-Maritimes a appliqué sa nouvelle doctrine d'« attaque massive » : envoyer immédiatement un très grand nombre d'engins pour empêcher le feu de prendre de l'ampleur. La proximité des casernes niçoises a permis ce déploiement rapide, renforcé par l'hélicoptère. Cette stratégie est particulièrement adaptée au secteur de la Sirole, régulièrement touché par les incendies et difficile d'accès avec ses routes étroites et sinueuses. Les pompiers y engagent des camions feux de forêt de petit gabarit, capables de se faufiler jusqu'au plus près des habitations.
Dix maisons menacées, un second départ de feu
Une dizaine de maisons se sont retrouvées menacées par les flammes. En cours d'intervention, les secours ont dû faire face à un second départ de feu, en contrebas de la route de la Sirole. Malgré cela, le sinistre a été totalement maîtrisé avant 9 heures. Au total, le feu a parcouru près de deux hectares, mais la surface réellement brûlée est de 4100 m², selon les mesures officielles du SDIS. Cette différence s'explique par la progression irrégulière du feu, qui laisse parfois des zones intactes.
La peur des riverains
Réveillé à 4h30, Paul Rognone a aperçu « une grande boule rouge » à une centaine de mètres de chez lui. Avec sa famille, il a aussitôt réveillé plusieurs voisins. « C'était impressionnant. Heureusement que le vent soufflait vers la mer », a-t-il raconté.
Surveillance nocturne par drones thermiques
Après l'extinction des flammes, les pompiers ont maintenu une présence sur place jusqu'à tard dans la nuit. Des drones équipés de caméras thermiques ont survolé la zone pour repérer les derniers points chauds sous la végétation. À la moindre anomalie thermique ou apparition d'une fumerole, les équipes sont intervenues avec des lances pour éteindre les braises. Cette technologie réduit considérablement les risques de reprise et rend les opérations de surveillance plus rapides et ciblées.
Une cause humaine probable
L'origine du feu demeure inconnue et les investigations se poursuivent. Aucune piste n'est privilégiée officiellement, mais le SDIS rappelle que neuf départs de feu sur dix sont liés à une activité humaine, volontaire ou accidentelle.
Des chiffres alarmants
Sur le réseau social X, Charles Ange Ginésy, le président du Département, a félicité les sapeurs-pompiers du SDIS 06 pour la rapidité et l'efficacité de leur intervention. Il a également appelé à la prudence : « En moins de 20 jours depuis le lancement de notre campagne de lutte contre les feux de forêt, pas moins de 11 départs de feu sont déjà à déplorer, contre seulement 3 à la même période l'an dernier. C'est du jamais vu ! » a-t-il déclaré.



