Incendie dans le Var : le maire d'Aubagne accusé d'avoir emprunté du matériel aux pompiers
Incendie dans le Var : le maire d'Aubagne accusé d'avoir emprunté du matériel

Le maire d'Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), est au cœur d'une vive polémique après avoir été accusé sur les réseaux sociaux d'avoir obtenu du matériel des sapeurs-pompiers pour défendre sa résidence secondaire lors de l'incendie qui a frappé Barjols, dans le Var, le 26 juillet 2026. L'information, révélée par France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur et ICI Provence, a rapidement enflammé la toile, suscitant de nombreuses réactions indignées.

Des accusations précises sur les réseaux sociaux

Les accusations ont été publiées mardi par la page Facebook "Brut Aubagne", présentée comme proche de l'ancienne majorité municipale de droite. Dans une publication intitulée "Pendant les mégafeux, du matériel d'incendie monopolisé par JP Squillari pour protéger sa résidence secondaire dans le Var", le compte affirme que le maire aurait sollicité le centre de secours d'Aubagne afin d'obtenir une pompe portative, trois tuyaux de 20 mètres et une lance à incendie. La publication assure également que l'édile aurait en valoir son grade de colonel chez les sapeurs-pompiers pour obtenir cet équipement, un élément qui a particulièrement choqué les internautes.

Face à ces accusations, Jean-Pierre Squillari a réagi sur sa page Facebook, dénonçant une "polémique, aussi infondée qu'instrumentalisée". L'élu, ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, justifie sa démarche par la "tradition au sein du corps des sapeurs-pompiers" en cas de crise. Il explique avoir "sollicité la mise à disposition de ce matériel dans le seul but de protéger, de façon citoyenne, (s)on cabanon situé à Barjols", précisant que les pompiers étaient "confrontés à une situation critique" et "ne pouvaient intervenir sur des zones jugées trop dangereuses".

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Une défense basée sur la tradition et la citoyenneté

Le maire d'Aubagne affirme également que le matériel "n'a jamais été utilisé et a été restitué en parfait état" le lendemain. Il conteste fermement les accusations "d'abus d'autorité" portées à son encontre : "Je n'ai rien imposé : j'ai contacté le sous-officier de garde pour solliciter du matériel disponible, demande qui a reçu une réponse favorable", a-t-il déclaré. Selon lui, cette pratique serait courante et relèverait d'un réflexe solidaire entre anciens pompiers, surtout dans un contexte où les moyens sont saturés.

Cette affaire intervient alors que le Var est toujours en proie à de violents incendies. Le feu, qui a déjà détruit 1 850 hectares et 41 maisons, n'est toujours pas fixé, et les pompiers poursuivent un "combat acharné" contre les flammes. La météo complique leur travail, et le parquet a annoncé envisager sérieusement l'hypothèse de "mises à feu volontaires" derrière la reprise du brasier. Dans ce contexte tendu, la polémique autour du maire d'Aubagne a été perçue par beaucoup comme une diversion inappropriée.

Une polémique qui enflamme la toile

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont nombreuses et contrastées. Certains internautes dénoncent un comportement "scandaleux" et "irresponsable", estimant que le maire aurait dû laisser ce matériel aux professionnels. D'autres, plus mesurés, appellent à attendre les résultats de l'enquête avant de juger. La page "Brut Aubagne", à l'origine des accusations, a quant à elle maintenu ses affirmations, appelant à la transparence de la part de l'édile.

Jean-Pierre Squillari, de son côté, semble déterminé à ne pas laisser cette affaire entacher son mandat. Il a conclu sa réponse en rappelant son engagement pour la sécurité des habitants d'Aubagne et sa reconnaissance envers les sapeurs-pompiers, tout en réaffirmant sa volonté de "clarifier les choses" si nécessaire. En attendant, l'enquête interne au sein du centre de secours d'Aubagne devrait permettre de faire la lumière sur les conditions exactes de cette mise à disposition de matériel.

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