Incendie dans le Var : « On a tout perdu », le désarroi des sinistrés de Taradeau
Incendie dans le Var : le désarroi des sinistrés de Taradeau

Le dimanche 19 juillet 2026, un incendie parti de Taradeau a frappé durement le quartier Beauveser aux Arcs, laissant les habitants sous le choc. Alors que le feu n'est pas encore totalement maîtrisé, les sinistrés dressent un bilan lourd : plusieurs maisons détruites, des biens anéantis et une frayeur inouïe. « Il est miraculeux qu'il n'y ait pas eu de morts », confient plusieurs d'entre eux, encore sous le coup de l'émotion.

Des flammes venues de nulle part

Jean-Marc Beck, riverain du chemin des deux tours médiévales, raconte : « On a vu le panache, peu après 15 heures, le ciel rapidement s'obscurcir, mais le feu semblait encore assez loin... Et en quelques instants, il a fondu sur nous. Pratiquement dans une boule de feu ! Il a fallu tout quitter, en urgence. Avec ma femme et ma petite-fille, on a sauté dans le camping-car pour évacuer aussi vite que possible, les flammes ont léché notre véhicule. » De retour en pleine nuit, il découvre sa maison inhabitable, le garage et la terrasse détruits, la cave inondée.

Un feu erratique et violent

Olivier et Pauline, pris au piège au fond d'une impasse, ont dû fuir à pied. « Le feu arrivait clairement sur nous, et il fallait quitter les lieux. J'ai alors pris le chien sous mon bras, et nous avons fui, en courant, à travers d'abord les maisons voisines, en escaladant les clôtures, puis en courant à travers la forêt jusqu'à rejoindre la route en contrebas », explique Olivier. Leur maison est intacte mais le jardin a été touché, contrairement à leurs voisins Martine et Hervé Torne, dont la maison est dévastée.

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« Plusieurs décennies de passions ont brûlé »

Magalie et Jean-Louis Laconie ont perdu leurs véhicules de collection, du matériel de musique et leurs photos de mariage. « Plusieurs décennies de passions ont disparu dans ce feu », déplore Jean-Louis. Malgré les dégâts matériels considérables, le bilan humain est qualifié de « miraculeux » par les sinistrés. « Nous sommes très atteints. Mais en y réfléchissant aussi, on se dit qu'on n'aurait pu être à la maison, avec nos nombreux petits-enfants, sans possibilité de s'enfuir... Et si cela était arrivé dans la nuit, comment cela aurait-il fini ? Les dégâts matériels sont douloureux, mais il n'y a pas eu de morts, on s'en sort bien », confie le couple Torne.

Des traumatismes et des démarches à venir

L'incendie a brûlé plus de 200 hectares et touché 10 maisons, selon les autorités. Les sinistrés, encore sous le choc, doivent désormais entamer les démarches auprès des assurances. « Nous sommes tous en train de faire nos dossiers pour les assurances, en espérant que celles-ci se montrent efficaces », conclut Jean-Marc Beck. Pour l'heure, la solidarité s'organise entre voisins, mais le traumatisme reste vif.

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