Depuis le Codis de l'Hérault à Vailhauquès, les pompiers ont piloté en direct la reprise du feu de forêt de Carlencas. L'engagement stratégique de sept avions de la Sécurité civile et des moyens terrestres conséquents a permis de contenir ce sinistre complexe dans un relief difficile, tout en préservant les secours quotidiens du département.
Une salle de conduite sous tension
Dans la salle de conduite opérationnelle du Codis 34, l'ambiance est à la fois décontractée et concentrée. Pompiers, agents de l'Office national des forêts et sapeurs forestiers travaillent ensemble devant des cartes affichant en temps réel tous les véhicules disponibles. Le chef de salle fait la revue des effectifs, des moyens, de la météo et du feu de Carlencas avec le commandant des opérations de secours (COS) sur le terrain. Une opératrice transmet des images des seize caméras de surveillance couvrant le territoire.
De la fumerole au brasier
Vers midi, une légère fumerole apparaît sur un relief. L'opératrice fait un point fixe à la demande du chef de salle. En quelques secondes, le feu reprend de plus belle. Une épaisse fumée noire monte dans le ciel, et la caméra capte le rouge des flammes à des dizaines de kilomètres. L'ambiance tranquille laisse place à une hyperconcentration.
Mobilisation des moyens
Le chef de salle demande la vitesse du vent et mobilise les moyens aériens départementaux pour frapper vite et fort. Le COS de Bédarieux est en ligne directe avec la salle pour diriger les moyens et réaffecter les personnels. Une colonne de pompiers grecs, mise au repos, est rappelée. Les sapeurs forestiers créent une piste d'accès. Les pompiers comprennent que les moyens terrestres et les avions du département ne suffisent pas, la zone étant difficile d'accès et le couvert végétal gênant les bombardiers d'eau.
Intervention des moyens nationaux
Le directeur du Sdis, le contrôleur général Éric Florès, est informé et participe à la gestion de crise. Il est demandé l'intervention des moyens aériens nationaux. Quatre avions sont redirigés vers l'Hérault alors qu'ils partaient vers les Pyrénées-Orientales, également en proie aux flammes. Les avions du département restent en réserve pour d'autres départs de feu, ce qui s'avère une bonne solution : ils ont permis d'éviter que des feux naissants prennent trop d'ampleur.
Bilan de l'opération
Au plus fort de la crise, sept avions de la Sécurité civile ont été gérés sur le département, ainsi que des forces venues de plusieurs départements. Les avions du département ont éteint d'autres incendies pendant que les flammes avançaient à Carlencas. Les urgences quotidiennes n'ont pas été perturbées. Depuis cette salle, gérer l'urgence des incendies ne vient pas contrarier le travail quotidien des pompiers auprès des populations.



