Le tueur en série Francis Heaulme, 67 ans, a fait appel de l'ordonnance de mise en accusation pour le meurtre de l'agriculteur Jean-Joseph Clément commis en 1989 dans le Vaucluse, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information de France Info. Renvoyé récemment devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine, il espère ainsi échapper à un nouveau procès.
Le meurtre de Jean-Joseph Clément en 1989
La victime, âgée de 60 ans, avait été retrouvée le crâne fracassé par une pierre en août 1989 dans la petite ville de Bédarrides, près d’Avignon. Francis Heaulme avait d’abord bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire avant que l’instruction ne soit rouverte puis confiée au pôle « cold cases » de Nanterre.
Déjà condamné pour 11 meurtres
Surnommé le « routard du crime », Francis Heaulme a été condamné pour 11 homicides commis entre 1984 et 1992, date à laquelle il a été incarcéré. Il a notamment été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre à coups de pierres de deux enfants à Montigny-lès-Metz (Moselle) en 1986. Les deux garçons avaient été découverts le crâne fracassé le long d’une voie ferrée.
Sa condamnation pour ces meurtres est devenue définitive en 2020 après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
D’abord condamné pour ce meurtre en 1992
Francis Heaulme avait été mis en examen pour le meurtre de Jean-Joseph Clément une première fois en 1992, mais une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2002 par un juge d’instruction du tribunal de Reims. La réouverture de l’instruction en juillet 2023 avait entraîné une nouvelle mise en examen de Francis Heaulme. Le tribunal de Reims s’est ensuite dessaisi en février 2024 au profit du pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés de Nanterre.
Début avril, le tueur en série, détenu à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), avait été hospitalisé à Nancy, avait annoncé le parquet du pôle « cold cases », sans donner davantage de précisions sur son état de santé.



