Alès, Gard — Un jeune homme de 19 ans, alternant en BTS et primo délinquant, a été incarcéré après avoir participé à un guet-apens pour voler la moto d'un adolescent de 16 ans. Les faits se sont déroulés le 6 juin à Tornac, dans le Gard. Jugé en comparution immédiate jeudi 11 juin au palais de justice d'Alès, il a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire.
Des faits prémédités et violents
Le prévenu, originaire de Saint-Christol-lez-Alès, avait contacté la victime via un réseau social pour lui acheter son motocross. Le rendez-vous fixé à Tornac s'est transformé en piège : deux individus encagoulés attendaient le motard. L'un brandissait une bombe lacrymogène, l'autre une arme de poing factice, pointée sur la tempe de l'adolescent. Après l'avoir menacé, ils sont repartis avec la moto. Deux complices mineurs, dont le frère de la petite amie du prévenu, sont également impliqués et seront jugés ultérieurement devant le tribunal pour enfants de Nîmes.
Des excuses et une prise de conscience tardive
Lors de l'audience, le jeune homme, qui s'était livré à la gendarmerie, a présenté ses excuses et détaillé les faits. Il a affirmé que l'idée venait de son beau-frère et a qualifié son acte d'« irréfléchi et stupide ». Le président Simon Lanes a rappelé la gravité des faits : « Vol à main armée, c'est vingt ans ! Ça infuse un peu, là ? Vous prenez conscience ? ». Le parquet a requis 18 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, et un maintien en détention.
Une peine plus lourde que les réquisitions
La défense a plaidé pour un sursis probatoire, arguant que l'incarcération serait « dramatique » pour le prévenu et la société. Cependant, le tribunal a estimé que les faits étaient trop graves pour une peine clémente. Le jeune homme a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, et maintenu en détention. Dans la salle, sa petite amie et ses proches ont fondu en larmes.
Cet incident met en lumière les dangers des transactions entre inconnus sur les réseaux sociaux et la nécessité d'une vigilance accrue. Les deux complices mineurs devront répondre de leurs actes devant la justice des mineurs à Nîmes.



