Grève à la crèche Suzanne-Crémieux à Nîmes le 22 juillet
Grève à la crèche Suzanne-Crémieux à Nîmes

Le personnel de la crèche Suzanne-Crémieux, située dans le quartier Croix-de-Fer à Nîmes, sera en grève ce mercredi 22 juillet. En conflit avec l'association Ifac, gestionnaire de l'établissement depuis 2022, les salariés dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail.

Un accord d'entreprise contesté

Au cœur du conflit se trouve l'accord d'entreprise sur l'aménagement et le temps de travail signé en 2024. Selon Marie Poitier, porte-parole des salariés, treize employés embauchés par le précédent gestionnaire, la Mutualité française Grand Sud, sont concernés. « Les salariés déjà en poste en 2008 ont été repris en gardant les avantages acquis sous l'ancien gestionnaire, comme la prévoyance ou des jours de congés supplémentaires, des jours d'ancienneté, explique-t-elle. Mais en passant à 1572 heures annuelles avec cet accord, on nous demande de renoncer à ces jours… ou de rester à 1607 heures pour les conserver ! »

Des erreurs dans les avenants

Les salariés reprochent également des avenants rédigés avec des erreurs. « Un temps partiel quand la salariée fait un temps plein ou l'inverse avec des conséquences sur les salariés ! La DRH a reconnu ses erreurs mais rien n'a été rectifié depuis des mois », précise Marie Poitier.

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Pause déjeuner et organisation

Autre point de discorde : la pause déjeuner, qui passera à la rentrée de 20 à 45 minutes. « C'est stipulé dans la convention dont nous dépendons mais on ne l'appliquait pas. Cela va remettre en cause toute notre organisation interne auprès des enfants, et impliquera une journée plus longue car nous tenons à maintenir la semaine de quatre jours », argumente-t-elle.

Problèmes de personnel

La crèche, qui dispose de 60 berceaux et emploie une vingtaine de salariés, fait face à des difficultés récurrentes de remplacement et de turn-over. « Le personnel qui manque, pas assez remplacé, parfois c'est la direction qui bouche les trous, le turn-over des salariés qui inquiète les familles », ajoute Marie Poitier.

Pas de réponse de la direction

Un courrier de mise en demeure adressé à la direction de l'Ifac n'a pas obtenu de réponse, conduisant les salariés à organiser cette journée de grève.

Réaction de la mairie

Pascale Seguin, élue déléguée à la Petite enfance et aux crèches, assure suivre la situation de près. « J'ai reçu le directeur de l'Ifac pour qu'une issue soit trouvée. La mairie est très attentive à la souffrance du personnel et à la continuité du service public. »

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