Le député européen Raphaël Glucksmann a dénoncé mardi 4 août 2026 une « opération russe de déstabilisation » le visant personnellement et impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, ainsi que le cofondateur de Mediapart, Edwy Plenel. Selon des informations rapportées par Le Monde, cette affaire révèle des ingérences étrangères dans le débat public français.
Des documents falsifiés et des accusations infondées
L'opération aurait consisté à diffuser de faux documents et à monter de toutes pièces des accusations visant à discréditer l'eurodéputé. Ces éléments ont été transmis à des médias et à des personnalités politiques, mais leur authenticité a été rapidement mise en doute. Glucksmann a affirmé que ces manœuvres s'inscrivent dans une stratégie plus large de la Russie pour affaiblir les voix critiques en Europe.
« C'est une tentative classique de guerre hybride, avec de fausses preuves et des manipulations », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Il a également souligné que Léa Salamé et Edwy Plenel n'ont aucun lien avec ces agissements et qu'ils sont eux-mêmes victimes de cette campagne.
Des preuves de l'ingérence russe
Des enquêtes préliminaires menées par des experts en cybersécurité ont permis d'identifier des indices concordants pointant vers des groupes liés aux services de renseignement russes. Ces groupes auraient utilisé des techniques avancées pour créer de faux courriels et de faux documents administratifs.
Selon une source proche du dossier, « des métadonnées et des adresses IP situées en Russie ont été retrouvées, ce qui renforce l'hypothèse d'une implication étatique ». Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions accrues entre la France et la Russie, notamment sur la question ukrainienne.
Une réaction politique unanime
La classe politique française a réagi avec fermeté. Plusieurs responsables, de la majorité comme de l'opposition, ont exprimé leur soutien à Glucksmann et condamné ces ingérences. Le ministre des Affaires étrangères a évoqué « des actes inacceptables » et promis de « renforcer la vigilance contre les ingérences étrangères ».
Cette affaire soulève également des questions sur la sécurité des personnalités politiques et des journalistes. Edwy Plenel a dénoncé « une escalade dans les méthodes de déstabilisation » et appelé à une prise de conscience collective.
Un précédent inquiétant
Ce n'est pas la première fois que des opérations de ce type sont révélées en Europe. Des cas similaires ont été documentés en Allemagne, en Espagne ou encore aux Pays-Bas. Toutefois, le fait qu'une figure politique française de premier plan soit directement visée marque un tournant.
Raphaël Glucksmann a annoncé son intention de porter plainte et de saisir les autorités judiciaires. Il a également appelé les plateformes numériques à renforcer leurs contrôles pour empêcher la propagation de fausses informations.
En attendant, l'enquête se poursuit pour déterminer l'ampleur exacte de cette opération et identifier ses commanditaires. Les services de renseignement français sont mobilisés pour faire la lumière sur cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions diplomatiques.



