Une femme gendarme, en poste dans les Alpes-Maritimes, a été placée en garde à vue le vendredi 31 juillet 2026, puis déférée au parquet de Nice le samedi 1er août. Elle est soupçonnée de violences répétées et de menaces de mort à l'encontre de sa compagne, des faits survenus dans la sphère privée, sans lien avec ses fonctions ou son arme de service.
Selon le parquet de Nice, sollicité par nos soins, les faits sont qualifiés de « violences par conjoint sans incapacité totale de travail », commis à Nice en février 2025, puis à Saint-Laurent-du-Var fin juillet 2026. S'ajoutent des « menaces de mort » proférées lors du second épisode. La mise en cause a été entendue par la police nationale, qui a mené l'enquête dans le cadre d'une affaire de violences intrafamiliales.
Une procédure judiciaire en cours
Déférée devant le parquet de Nice, la gendarme a été placée sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement. Elle devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Nice au début de l'année 2027. Cette mesure lui impose des obligations strictes, bien que le détail n'ait pas été communiqué.
Cette affaire intervient dans un contexte où les violences conjugales restent un sujet sensible au sein des forces de l'ordre, souvent appelées à intervenir sur ces situations. Ici, c'est une représentante de l'institution qui se retrouve de l'autre côté du bureau, une situation rare mais révélatrice de l'ampleur du phénomène.
Des faits étalés sur plusieurs mois
Les investigations ont permis de documenter deux épisodes distincts. Le premier s'est déroulé à Nice en février 2025, suivi d'un second à Saint-Laurent-du-Var fin juillet 2026. C'est ce dernier qui a déclenché l'interpellation, après le signalement de la victime.
La compagne de la mise en cause a bénéficié d'une prise en charge et d'un accompagnement, conformément aux protocoles en vigueur. Le parquet n'a pas précisé si l'arme de service de la gendarme avait été retirée, mais a insisté sur l'absence de lien avec sa profession.
Une audience attendue début 2027
Le tribunal correctionnel de Nice examinera cette affaire lors d'une audience prévue au début de l'année 2027. D'ici là, la gendarme reste présumée innocente, mais devra respecter les conditions de son contrôle judiciaire, qui pourraient inclure une interdiction de contact avec la victime.
Cette affaire soulève des questions sur la gestion des violences conjugales au sein des forces de l'ordre, un sujet déjà abordé dans plusieurs rapports. Selon une étude récente, environ 10 % des auteurs de violences conjugales seraient eux-mêmes membres des forces de sécurité, un chiffre qui incite à une vigilance accrue.
En attendant, la procédure suit son cours, et la date du procès sera fixée dans les prochains mois. Le parquet de Nice n'a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire, afin de préserver les droits de la défense et des parties civiles.



