Cent douze corps ont été inhumés mardi 4 août à Gaza lors de funérailles collectives, après avoir été longtemps ensevelis sous les décombres. Ces victimes, des Palestiniens tués lors des frappes israéliennes, ont été retrouvées par les équipes de secours dans les ruines de la ville de Gaza et du nord de l'enclave.
Des corps retrouvés après des semaines de recherche
Selon la Défense civile de Gaza, les corps ont été exhumés des décombres de bâtiments détruits lors des affrontements entre le Hamas et l'armée israélienne. Les opérations de recherche se poursuivent, alors que des centaines de personnes sont toujours portées disparues. Les équipes de secours, équipées de pelles et d'engins de chantier, travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, manquant de matériel et de carburant.
Le bilan humain de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, ne cesse de s'alourdir. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit. Les funérailles de mardi portent à plus de 1 500 le nombre de corps retrouvés sous les décombres depuis la trêve négociée en juillet.
Un deuil collectif dans un territoire dévasté
Les funérailles se sont déroulées dans un cimetière de la ville de Gaza, où des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage aux victimes. Les cercueils, dont certains étaient anonymes, ont été alignés avant d'être enterrés dans une fosse commune. Les familles, qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches disparus, ont exprimé leur désarroi.
« Nous avons cherché mon frère pendant des semaines. Nous avons finalement trouvé son corps aujourd'hui, mais nous n'avons même pas pu l'identifier avec certitude », a témoigné un habitant de Gaza, la voix brisée par l'émotion. Selon les autorités locales, des tests ADN seront nécessaires pour identifier certaines victimes, faute de documents d'identité.
Une situation humanitaire catastrophique
La bande de Gaza est confrontée à une crise humanitaire sans précédent. Les infrastructures de base ont été détruites, l'eau potable et l'électricité manquent, et les hôpitaux fonctionnent à capacité réduite. Les organisations internationales, dont l'ONU, alertent sur le risque de famine et d'épidémies.
Le cessez-le-feu, en vigueur depuis plusieurs semaines, tient difficilement. Les négociations pour une trêve durable, menées sous l'égide de l'Égypte et du Qatar, sont au point mort. Les frappes israéliennes ont repris par intermittence, tandis que le Hamas continue de tirer des roquettes.
Cette nouvelle inhumation collective rappelle l'ampleur des pertes humaines et le long travail de deuil qui attend la population de Gaza. Les équipes de secours estiment que des centaines de corps restent encore sous les décombres, et que les opérations de recherche pourraient durer encore des mois.



