Manille, scène de chaos. Ce lundi, des coups de feu ont retenti dans l'enceinte du Sénat philippin, où un proche de l'ancien président Rodrigo Duterte s'était retranché. L'incident, qui a duré plusieurs heures, a tenu en haleine le pays et relancé les tensions politiques autour de la famille Duterte.
Un assaut mené par les forces de l'ordre
Selon des sources officielles, l'homme retranché est un ancien conseiller municipal de Davao, bastion des Duterte. Armé d'un pistolet, il aurait ouvert le feu après que la police a tenté de l'interpeller pour des accusations de corruption. Les forces spéciales ont finalement donné l'assaut, mettant fin à la prise d'otage qui impliquait deux sénateurs.
Bilan humain et réactions politiques
Le bilan fait état de trois blessés, dont un agent de sécurité. L'assaillant a été neutralisé. Le président actuel, Ferdinand Marcos Jr., a condamné cet acte de violence et appelé au calme. De son côté, Rodrigo Duterte, depuis sa retraite, a exprimé sa consternation et appelé son allié à se rendre.
Cet événement survient dans un climat politique tendu, alors que des enquêtes pour corruption visent plusieurs figures proches de l'ancien président. Le Sénat, lieu symbolique du pouvoir, devient l'épicentre d'une lutte d'influence qui secoue l'archipel.
Une procédure d'urgence au Parlement
Les sessions parlementaires ont été suspendues. Une commission d'enquête doit être mise en place pour déterminer les failles de sécurité ayant permis l'intrusion. Les sénateurs, sous le choc, réclament des mesures renforcées pour protéger l'institution.
Cet incident rappelle les violences politiques qui ont marqué l'histoire des Philippines, où les alliances claniques et les rivalités personnelles dégénèrent parfois en affrontements armés. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, craignant une déstabilisation du pays.



