Forcené de Nice : la justice demande l'incarcération après le viol avoué
Forcené de Nice : la justice demande l'incarcération

Le parquet de Nice a requis le placement en détention provisoire de l'homme interpellé mardi 30 juin 2026 au soir par le RAID, après avoir séquestré son ex-compagne et tiré plusieurs coups de feu dans le quartier Riquier. Selon nos informations, cet homme d'une soixantaine d'années a avoué le viol de son ex-conjointe lors de sa garde à vue.

Des chefs de mise en examen lourds

Le procureur de la République Damien Martinelli annonce, ce jeudi 2 juillet, l'ouverture d'une information judiciaire pour « viol, agression sexuelle, enlèvement, séquestration, violence sur conjoint et violence avec arme ». Ces chefs de mise en examen donnent la mesure du calvaire vécu par la victime au troisième étage du 35 rue Docteur-Pierre-Richelmi. L'agresseur aurait tout avoué au service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice.

Une après-midi de négociations sous tension

Mardi en début d'après-midi, un témoin signale à la police la présence d'un homme armé dans un appartement proche du boulevard de Riquier. Un coup de feu retentit alors que l'ex-compagne se trouve à l'intérieur. Deux autres coups suivent après qu'elle s'est enfuie. L'individu, armé d'un Magnum 44, est très alcoolisé, déterminé et suicidaire. De 16 h à 19 h, le négociateur de l'antenne niçoise du RAID tente de lui faire entendre raison, sans succès. L'assaut devient inéluctable : les policiers d'élite investissent l'appartement avec des grenades détonantes et neutralisent le forcené à l'aide d'un pistolet à impulsion électrique, préservant sa vie et la leur.

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Des riverains éprouvés

L'opération s'est avérée particulièrement longue et éprouvante, même pour les policiers aguerris. Les riverains sont restés bloqués derrière le périmètre de sécurité ou confinés chez eux durant une interminable après-midi. La victime a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. Le forcené s'est montré surtout menaçant envers lui-même après la fin de la séquestration.

Une nouvelle intervention du RAID sur la promenade des Anglais

Deux jours plus tard, tôt ce jeudi 2 juillet, les négociateurs du RAID sont intervenus sur la promenade des Anglais pour un autre forcené. Vers 3 h 30, un homme d'une quarantaine d'années menace de faire sauter son immeuble à hauteur de Magnan, se disant armé d'un fusil. En réalité, il est dépressif, non armé et sans explosifs, mais clairement suicidaire. Les négociations s'engagent et le quadragénaire finit par se rendre à 6 h 30. Il est placé en garde à vue à la caserne Auvare. Mercredi soir, un autre homme retranché dans le quartier Riquier avait menacé de faire sauter son immeuble, mais avait été interpellé sans l'intervention du RAID.

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