Féminicide de Cécile Poisson : procès en janvier 2026
Féminicide de Cécile Poisson : procès en janvier 2026

Le procès du meurtre de Cécile Poisson, tuée par son mari en 2021, se tiendra en janvier 2026. Le cofondateur d'une startup de livraison de repas, qui avait tué son épouse en se déguisant en livreur Deliveroo, comparaîtra devant la cour d'assises. Cette affaire, qui avait bouleversé l'opinion publique, met en lumière les violences conjugales et la dangerosité des conjoints.

Un crime prémédité

Le 14 décembre 2021, Cécile Poisson, 34 ans, a été mortellement poignardée à son domicile de Chassieu, près de Lyon. Son mari, Fabien P., 38 ans, avait loué un costume de livreur Deliveroo pour se faire ouvrir la porte. Il avait ensuite porté plusieurs coups de couteau à son épouse, sous les yeux de leurs deux enfants, âgés de 4 et 7 ans.

Fabien P., cofondateur de la startup Dia, spécialisée dans la livraison de repas à domicile, avait été interpellé quelques heures après les faits. Il avait reconnu les faits et expliqué avoir agi après une dispute concernant la garde des enfants. Selon son avocat, Me Jean-Baptiste Blay, il souffrait d'un « état dépressif majeur » et avait « perdu les pédales ».

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Un procès très attendu

Le procès, initialement prévu en mars 2025, a été reporté à janvier 2026. La date a été fixée lors d'une audience de mise en état tenue le 6 août dernier à la cour d'assises du Rhône. Cette décision a été prise pour permettre aux parties de préparer sereinement les débats, notamment en raison de la complexité du dossier et des expertises psychiatriques.

L'avocat de la famille de Cécile Poisson, Me Isabelle Aubry, a déclaré : « Nous attendons ce procès avec impatience. Cécile mérite que la vérité soit dite et que son mari réponde de ses actes. Malgré le report, nous restons confiants dans la justice. »

Un féminicide qui interroge

Ce drame a relancé le débat sur les féminicides en France. En 2021, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon le ministère de l'Intérieur. Dans 30% des cas, les victimes avaient déjà signalé des violences. Or, Cécile Poisson avait déposé une plainte pour violences conjugales quelques mois avant sa mort, mais celle-ci avait été classée sans suite.

L'affaire a également mis en lumière les dérives possibles dans le milieu des startups. Fabien P. était un entrepreneur reconnu, ayant levé plusieurs millions d'euros. Son profil contrastait avec la brutalité du crime, suscitant une onde de choc dans son entourage professionnel.

Un procès pour comprendre

Le procès de janvier 2026 devra répondre à plusieurs questions : les troubles psychologiques de l'accusé, le rôle de la séparation, et les manquements éventuels de la justice. Les jurés devront notamment se prononcer sur la préméditation, ce qui pourrait conduire à une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Pour la famille de la victime, ce procès est une étape cruciale. « Nous voulons que Fabien soit condamné à la hauteur de son acte, et que cela serve d'exemple pour que de tels drames ne se reproduisent plus », a confié la sœur de Cécile. La date de janvier 2026 est désormais attendue comme une échéance clé pour la mémoire de Cécile Poisson.

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