Le 15 mai, d’importants moyens ont été déployés au large de Concarneau (Finistère) pour porter secours à l’équipage d’un voilier qui semblait en difficulté à quelques kilomètres de la pointe de Trévignon. Alerté par un témoin en mer, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Atlantique avait coordonné une importante opération de sauvetage mobilisant des moyens aéronautiques et aériens.
Une mobilisation massive pour rien
Deux hélicoptères de la Sécurité civile se sont relayés pour rechercher d’éventuels hommes à la mer. Le témoin était catégorique : un voilier de sept mètres était en train de couler. Deux embarcations de la SNSM ont également été déployées, un message diffusé aux navires présents dans le secteur, et des équipes à terre ont été appelées.
Après trois heures de recherches intenses, les secours se rendent à l’évidence. Le voilier a été volontairement sabordé pour disparaître. Le directeur du Cross a porté plainte auprès de la gendarmerie maritime, révèlent ce vendredi les équipes de secours. L’objectif est simple : éviter de mobiliser des secours pour de fausses alertes.
Faire déconstruire son bateau gratuitement
Entre le 1er mai et le 30 septembre 2025, les deux Cross officiant au large de la Bretagne ont coordonné 3.655 opérations de secours en mer, soit une moyenne de 25 missions par jour. Près de 500 opérations « se sont révélées être de fausses alertes », regrette le centre de surveillance et de sauvetage. Ces fausses alertes peuvent mettre en danger d’autres usagers en mobilisant des moyens pour rien.
Depuis le 1er janvier 2019 et la mise en place d’une éco-contribution sur l’achat de bateaux neufs, les particuliers peuvent faire déconstruire leur embarcation gratuitement via l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER).



