Farid Tajjiou, ouvrier métallier de 42 ans, a reçu la médaille de la Ville de Béziers des mains du maire Robert Ménard pour avoir sauvé Brigitte, 68 ans, de la noyade dans le Canal. La cérémonie s'est déroulée à l'hôtel de ville en présence d'une vingtaine de personnes, dont la famille, les amis et les collègues de Farid.
Un sauvetage héroïque le 14 avril 2026
Le 14 avril 2026, vers 13 heures, Brigitte chute dans le Canal au quai Port Notre-Dame, devant la Miroiterie Sodiva. Farid, employé de cette entreprise de métallerie, rentre de sa pause déjeuner lorsqu'il entend des cris. Sans hésiter, il retire son téléphone et sa veste, puis plonge dans l'eau. Avec l'aide de son collègue Bernard, il parvient à sortir Brigitte de l'eau. « Les personnes qui l'accompagnaient n'étaient pas aptes physiquement à l'aider. Sans nous, elle se serait noyée », témoigne Farid.
Une médaille surprise préparée par sa femme
La remise de médaille était une surprise organisée par l'épouse de Farid depuis un mois. Famille, amis, voisins et collègues étaient présents, certains ayant parcouru 1 200 kilomètres pour assister à l'événement. « C'est quelqu'un qui aime aider, peu importe le danger », déclare son épouse, émue. Farid, sous le choc, entre dans la salle sous les applaudissements. Robert Ménard proclame : « Le courage est la plus belle des vertus. Je vous remercie au nom des Biterrois. C'est une très belle image de la ville. »
Un héros du quotidien
Farid est décrit comme un citoyen dévoué. Son employeur affirme : « Il a le cœur sur la main, médaille ou non, il aurait sauté dans tous les cas. » Après le sauvetage, Farid a continué à prendre des nouvelles de Brigitte pendant son hospitalisation à Béziers. « Quand j'étais hospitalisée, Farid a toujours pris de mes nouvelles », témoigne Brigitte. « Ça fait chaud au cœur de voir Brigitte là, parmi nous, souriante. Je remercie ma famille, ma femme, tous ceux qui ont fait le déplacement, monsieur le maire… Et surtout ma femme pour avoir organisé ça », lance Farid, bouleversé. Brigitte, souriante, ajoute : « Je ressens beaucoup d'émotions. S'il n'y avait pas Farid, je ne serais pas là avec mon mari et mon fils. »



