Le réseau Cap Night renforce la sécurité des nuits agathoises avec trois lignes de bus desservant l'agglomération jusqu'à l'aube, un agent à bord et 8 000 usagers l'été dernier. Une mobilité nocturne unique en station balnéaire.
Un dispositif lancé il y a trois ans
Rendez-vous était pris aux alentours de 4 h du matin, samedi 11 juillet, pour une conférence de presse inhabituelle. L'objectif : rappeler aux jeunes fêtards et à leurs parents que, durant tout l'été, il est possible de quitter les discothèques de l'île des Loisirs en toute sécurité, quitte à revenir chercher son véhicule sur le parking le lendemain.
Le directeur de Kéolis Agde, Benoît Pomarède, a rappelé les grandes lignes du dispositif lancé il y a trois ans : « Les récentes enquêtes démontrent une vraie satisfaction des clients », assure-t-il.
Trois lignes pour couvrir l'agglomération
Les usagers peuvent voyager sur Agde, le Cap et l'ensemble de l'agglomération Hérault Méditerranée via trois lignes Cap Night :
- Ligne 1 : dessert Agde et le Cap (toutes les heures, tous les jours, de 1 h à 6 h du matin).
- Ligne 2 : Portiragnes, Vias et le Cap d'Agde (les nuits du mercredi au jeudi et du jeudi au vendredi ; départ de Portiragnes-plage à 22 h, retour à 4 h 30 et 6 h 15).
- Ligne 3 : vers Pézenas (les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche ; départ de Pézenas à 22 h, retour à 4 h 15 et 6 h 15).
« Ainsi, on peut voyager 24h/24 et 7 j/7 sur le territoire », a ajouté Benoît Pomarède.
Une innovation majeure en France
La présence d'un agent de sécurité à l'intérieur des bus rassure les passagers. L'été dernier, 8 000 personnes ont emprunté le réseau Cap Night. « Une première en France dans une station balnéaire, une innovation majeure », assure Benoît Pomarède.
Les discothèques L'Amnesia et Le Bora ne participent pas au financement du dispositif, mais des messages informatifs sont diffusés sur leurs écrans. « Les jeunes prennent encore régulièrement la voiture pour venir sur l'île des Loisirs, il est important de les mettre dans la boucle, de les informer », a déclaré Nicolas Bril, vice-président de l'agglo délégué à la tranquillité publique.
Un tarif jugé élevé
Des jeunes filles interrogées avant de prendre le bus ont plébiscité ce mode de transport, tout en regrettant que le prix du billet, 3 €, « soit un peu élevé et hors abonnement à la semaine ».



